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 Toutes les mythologies du monde

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Botti
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MessageSujet: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 17:36

Ici je parlera
ide toutes les mythologie du monde connue :

* Mythologie aborigène
* Mythologie arménienne
* Mythologie basque
* Mythologie biblique
* Mythologie bretonne
* Mythologie berbère
* Mythologie celtique
* Mythologie celtique irlandaise

* Mythologie chinoise
* Mythologie coréenne
* Mythologie estonienne
* Mythologie égyptienne
* Mythologie étrusque
* Mythologie finlandaise
* Mythologie germanique
* Mythologie guarani

* Mythologie grecque
* Mythologie hurrite
* Mythologie hindoue
* Mythologie inuit
* Mythologie iranienne
* Mythologie japonaise

* Mythologie juive
* Mythologie Kabyle
* Mythologie laponne
* Mythologie lettonne
* Mythologie māori
* Mythologie mésopotamienne
* Mythologie nauruane

* Mythologie nordique
* Mythologie ougaritique
* Mythologie précolombienne
* Mythologie pyrénéenne
* Mythologie romaine
* Mythologie russe
* Mythologie slave


Dernière édition par Botti le Dim 24 Aoû - 17:59, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 17:38

La mythologie arboirigène


Les mythes aborigènes (également connus sous le nom d'histoires du Temps du rêve) sont les histoires traditionnelles racontées par les peuples aborigènes, au sein de chaque groupe linguistique de l'Australie.

Tous ces mythes rendent comptent d'une forme de vérité, propre à chaque groupe aborigène, sur les paysages qui les entourent. Toute la topographie de l'Australie est ainsi interprétée au travers de subtilités culturelles et d'interprétations profondes, qui transmettent la sagesse et la connaissance accumulées par les ancêtres en des temps immémoriaux.

Selon l'Encyclopédie de l'Australie aborigène de l'Institut australien des études sur les Aborigènes et les Indigènes du Détroit de Torres, la mythologie aborigène couvre le territoire australien de milliers de personnages qui sont, d'une façon ou d'une autre, liés au territoire et aux paysages environnants.

La mythologie des aborigènes d'Australie a été caractérisée comme « faite à la fois des fragments d'un catéchisme, d'un fascicule liturgique, d'une histoire de la civilisation, d'un manuel de géographie et, dans une moindre mesure, d'un fascicule de cosmographie ».


Antiquité

En enregistrant des mythes aborigènes dans leurs langues d'origine, le linguiste australien, Robert Dixon, a observé des concordances entre certains détails des paysages mythologiques et des découvertes scientifiques faites sur les mêmes paysages.

Dans le cas des mythes du Plateau d'Atherton racontant les origines des lacs Eacham, Barrine et Euramo, des recherches géologiques avaient daté les explosions volcaniques qui sont à leur origine à plus de 10 000 ans, comme le décrivent les mythes aborigènes. L'étude d'échantillons de pollens fossilisés, dans du limon déposé au fond de ces cratères depuis leur formation, a également confirmé les dires des raconteurs de mythes selon lesquels la région était dominée autrefois par des forêts d'eucalyptus, plutôt que par l'actuelle forêt tropicale humide.

Dixon a constaté, à partir des éléments de preuve disponibles, que les mythes aborigènes sur l'origine des lacs du cratère pourraient être considérés comme exacts jusqu'à une époque d'il y a 10 000 ans. Des recherches plus poussées sur ces observations ont conduit la Commission du patrimoine australien à inscrire le mythe concernant ces lacs sur le registre du patrimoine national. Elle en a également proposé la nomination au titre de patrimoine mondial en relation avec la forêt tropicale humide, en tant que « récit sans précédent des événements remontant à l'époque du Pléistocène ».

Depuis lors, Dixon a rassemblé un grand nombre d'exemples similaires de mythes aborigènes décrivant précisément les anciens paysages, notant en particulier le grand nombre de mythes qui concernent l'ancien niveau des mers, comme :

* le mythe de la Baie de Port Phillip, tel qu'il a été conté à Robert Russell en 1850. Il décrit la baie actuelle comme une région autrefois émergée et le cours de la Yarra empruntant alors le tracé des anciens marais de Carrum Carrum.
* le mythe de la Grande barrière de corail raconté à Dixon lui-même, à Yarrabah (au sud de Cairns), indiquant que les anciennes côtes (inondées depuis) étaient situées à proximité de l'actuelle barrière de corail et nommant des lieux aujourd'hui complètement submergés d'après les types de forêts et d'arbres qui y poussaient, récit qui correspondrait à la situation d'il y a 10 000 ans.
* les mythes du lac Eyre, rapportés par J.W Gregory en 1906, racontent que les déserts d'Australie Centrale étaient autrefois des plaines fertiles et irriguées, et parlent des déserts qui entouraient le lac comme d'un immense jardin. Ce mythe transmis par voie orale correspond aux découvertes des géologues évoquant l'existence d'une période humide au début de l'Holocène, lorsque le lac était en permanence en eau.

En australie

Diversité à travers le continent

Il y a près de 400 groupes aborigènes distincts à travers toute l'Australie (plus communément connus sous le nom de tribus ou de nations aborigènes), tous listés dans l'Encyclopédie de l'Australie aborigène. Chacun d'entre eux se distingue par un nom unique qui s'identifie souvent par leur langue ou leur dialecte particulier, ou par une prononciation distinctive, qui était utilisée originellement pour raconter les mythes. Ces modes d'articulation ont donné naissance aux mots distinctifs et aux noms des différents mythes.

Il y a tant de groupes aborigènes distincts, de langues, de croyances et de pratiques qu'il serait illusoire de vouloir les rassembler sous une seule et même bannière. D'autant plus que la grande variété de mythes ne cesse d'être racontée, développée, élaborée, exécutée et vécue différemmet par les membres de chacun de ces groupes.

Néanmoins, l'Encyclopédie de l'Australie aborigène constate qu'« un élément intrigant [de la mythologie aborigène] est le mélange entre la diversité et la similitude des mythes sur l'ensemble du continent ».


Dernière édition par Botti le Sam 9 Aoû - 23:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 17:50

Quelques points communs

Les aborigènes d'Australie peuvent être décomposés en 400 groupes linguistiques différents, chacun d'entre eux ayant sa propre culture. Pour cette raison, il serait erroné de penser que chacun des mythes est représentatif a priori de la culture aborigène dans son ensemble. Cependant, une fois réunies, presque toutes les croyances semblent former une religion polythéiste et animiste.

Il ne faut pas concevoir les êtres mythologiques aborigènes comme les dieux à la manière occidentale, mais plutôt les considérer comme des Esprits Créateurs, des Héros de la culture ou comme des Esprits Aborigènes ancestraux.

Malgré des mythes nombreux et variés, il existe de fortes similitudes entre les histoires des différents groupes ethniques:

* Les cultures aborigènes sont basées sur la Nature. Une relation spirituelle lie les êtres humains, les plantes, les animaux, les astres et les sites sacrés. Bon nombre de leurs héros mythologiques sont des animaux typiques de l'Australie, comme par exemple le serpent arc-en-ciel.
* Les humains sont associés à la terre et à des sites précis. Chaque aborigène étant lié spirituellement aux sites sacrés qui marquent la région associée à ses ancêtres, c'est une obligation pour lui d'aider à préserver ces sites, en accomplissant les rituels nécessaires et en chantant les récits des faits et gestes de ses ancêtres. En accomplissant cela, l'ordre créé par ses ancêtres est maintenu.
* Une autre similitude est la notion de "Temps du rêve". On l'interprète souvent comme l'époque de la création du Monde, mais il décrit en fait le processus par lequel le Monde a vu le jour. L'anthropologiste Max Charlesworth donne une autre explication: il considère le Temps du rêve comme la capacité à « voir la vision éternelle ». Cependant, l'usage de l'expression Temps du rêve est désormais déconseillée car elle renvoie implicitement à un temps révolu, alors que beaucoup d'aborigènes considèrent qu'il n'est pas terminé. Il lui préfère le terme de Rêve. Dans le Rêve, il n'y a pas de distinction claire entre les hommes et les animaux et quelques esprits sont capables de prendre une forme humaine ou animale à volonté.
* Les voies du rêve décrivent les parcours empruntés par les Esprits Ancestraux pendant le "Rêve". Alors qu'ils marchaient sur ces chemins, les Esprits donnèrent vie aux roches, aux plantes et aux animaux par leurs chants. Ces chemins sont sacrés et il existe des chansons et des cérémonies qui décrivent la façon de les parcourir. Des endroits précis le long de ces parcours (par exemple Ubirr) sont encore davantage sacrés et demandent à être respectés par les étrangers.

Généralisation pour le public

La brochure du Comité pour la Réconciliation Aborigèn intitulée « Understanding Country », a pour but d'essayer d'initier les populations non-aborigènes aux concepts aborigènes sur l'environnement et, dans ce but, il fait cette généralisation à propos des mythes et de la mythologie aborigène :

« Ils décrivent généralement les voyages d'ancêtres, souvent des personnes ou des animaux géants, sur ce qui était alors un monde dépourvu de tout. Les montagnes, les rivières, les points d'eau, les espèces animales et végétales et d'autres ressources naturelles et culturelles ont vu le jour à la suite d'événements qui ont eu lieu au cours du « temps du rêve ». Leur présence dans le paysage d'aujourd'hui est considérée par de nombreux peuples autochtones comme étant une confirmation de leurs croyances sur la Création. [...]

Les routes empruntées par le Créateur au cours du « temps des rêves », à travers les terres et les mers, [...] relient entre eux de nombreux sites sacrés qui forment un réseau de pistes qui sillonnent le pays. Ces « pistes du rêve » peuvent s'étendre sur des centaines, voire des milliers de kilomètres à travers le désert jusqu'à la côte [et] peuvent être partagées par les peuples dont le territoire est traversé. »

Généralisation anthropologique

Les anthropologues australiens qui veulent faire des généralisations suggèrent que les mythes aborigènes sont toujours suivis à travers le pays car ils remplissent une importante fonction sociale : justifier les règles de vie quotidienne, contribuer à façonner les idées des peuples, aider à avoir de l'influence sur le comportement des autres, en incorporant continuellement et en "mythologisant" les événements historiques, au service de ces objectifs sociaux dans le contexte de forte évolution de l'époque moderne :

« Il est commun et intégré que [...] la loi (loi aborigène) provient des peuples ancestraux des peuples (ou des « rêves ») et se transmet à chaque génération. Alors que [...] les droits de certains êtres humains peuvent beaucoup varier, les relations fondamentales entre les « rêves » et certains paysages sont théoriquement éterneles. [...] Les droits des peuples sur leurs territoires sont généralement considérés comme prévalants quand ces peuples bénéficient d'une relation identitaire avec un ou plusieurs des « rêves » de ce lieu. Il s'agit d'une identité d'esprit, un consubstantialité, plutôt qu'une question de simple conviction [...] : le « rêve » pré-existe et persiste dans le temps, alors que ses incarnations humaines ne sont que temporaires. »

Généralisation aborigène

Les spécialistes aborigènes qui souhaitent généraliser pensent que tous les mythes aborigènes, une fois combinés, représentent une sorte de bibliothèque orale, dans laquelle les aborigènes puiseraient pour découvrir le monde et percevoir une réalité propre (dont les concepts et les valeurs sont radicalement différentes de ceux de la civilisation occidentale :

« Les peuples aborigènes apprennent de ces histoires qu'une société ne doit pas être centrée sur l'homme, mais plutôt sur une territoire. Dans le cas contraire, ils oublient leurs origines et leur raison d'être. [...] Les hommes ont tendance à être des exploiteurs si on ne leur rappelle pas constamment qu'ils sont interconnectés avec le reste de la Création, qu'ils ne sont que des incarnations temporelles, et qu'ils doivent inclure les générations passées et futures dans la perception de leur raison d'être.

Les peuples vont et viennent, mais les terres (et leurs histoires) persistent. C'est une sagesse qui s'acquièrent tout au long de la vie en écoutant, en observant et en expérimentant. [...] Il y a une profonde compréhension de la nature humaine et de son environnement. [...] Les sites possèdent leur propre sensibilité qui ne peut être décrite en termes physiques, [...] une sensibilité subtile qui résonne à travers les corps de son peuple. [...] Ce n'est qu'en parlant et en étant avec ces peuples que l'on peut réellement apprécier cette sensibilité. C'est [...] une réalité intangible de ces peuples. »

Mythes pan-australiens

En 1926, un anthropologue britannique spécialisé en ethnologie et en ethnographie aborigène, Pr. Alfred Radcliffe-Brown, a noté que de nombreux groupes aborigènes disséminés à travers le continent australien semblaient partager une variante d'un seul et même mythe. Celui-ci racontait qu'un serpent exceptionnellement puissant, tout autant créateur que dangereux, était étroitement associé aux arcs-en-ciel, à la pluie, aux fleuves et aux eaux profondes.

Radcliffe-Brown a inventé le terme de « serpent arc-en-ciel » pour décrire ce qu'il a identifié comme étant un mythe récurrent et, en travaillant autour du continent australien, il a noté que le caractère principal de ce mythe (le "Serpent arc-en-ciel») peux porter différents noms

Ce "serpent arc-en-ciel" est généralement identifié comme un énorme serpent vivant dans le plus profond des eaux australiennes. Descendu sur Terre depuis la traînée sombre visible dans la Voie lactée, il se révèle sous la forme d'un arc-en-ciel quand ils pénètrent dans l'eau ou la pluie. Il est responsable du façonnage des paysages, des noms de lieux, de l'engloutissement ou de la noyade de personnes, du renforcement de l'érudit grâce à son pouvoir de guérison ou à sa possibilité de faire tomber la pluie, ou encore d'anéantir d'autres gens par des plaies, des faiblesses, des maladies et la mort.

Même le mythe du Bunyip australien a été identifié au serpent arc-en-ciel mentionné précédemment. Le terme inventé par Radcliffe-Brown est maintenant couramment utilisé et, par conséquent, connu par un large public (national et international). Étant donné que ce terme est de plus en plus utilisé par des organismes gouvernementaux, des musées, des galeries d'art, des organisations aborigènes et des médias pour se référer précisément au mythe aborigène pan-australien, et plus généralement comme un raccourci pour faire allusion à la mythologie aborigène.[
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 17:51

Le capitaine Cook

Un certain nombre de linguistes et d'anthropologues ont recueilli toute une documentation orale sur un autre mythe commun à tous les Aborigènes d'Australie. Les aborigènes racontent que leurs ancêtres rencontrèrent un personnage mythique arrivant de la mer. Ce personnage fut à l'origine du colonialisme occidental qu'il réussit à imposer soit en offrant des cadeaux soit en utilisant la violence

Le nom de « Capitaine Cook » revient le plus souvent pour nommer ce personnage mythique clé. Il s'agit davantage d'un personnage « mythique » que d'une réalité historique, bien que cette croyance soit partagée par l'ensemble de la communauté australienne qui attribue à James Cook un rôle de premier plan dans la colonisation de l'Australie.On attribue en effet au Capitaine Cook tel que décrit par les aborigènes l'origine de la domination britannique sur l'Australie. Le souvenir de son arrivée n'est pas vécu par les aborigènes comme un motif de fête mais, au contraire, le plus souvent, comme l'arrivée d'un personnage méchant.

Les nombreuses versions de ce Capitaine Cook émanent rarement d'une réelle rencontre avec le lieutenant James Cook, le premier a avoir cartographié la côte Est australienne depuis l'Endeavour, en 1770. Les ancêtres des Guugu Yimithirrs, qui vivaient le long du fleuve Wabalumbaal, l'actuel fleuve Endeavour, ont effectivement rencontré le véritable James Cook qui est resté pendant sept semaines échoué à l'emplacement de l'actuelle ville de Cooktown tandis que l'on réparait l'Endeavour dont la coque avait été abimée sur des hauts fonds.Depuis lors, les Guugu Yimithirr ont vu des lieux de la région baptisés dans leur langue.

Cependant, le mythe pan-australien du capitaine Cook parle d'un personnage britannique abstrait (et très symbolique) qui arrive depuis l'océan quelque temps après la création du monde aborigène et la fondation de l'ordre social originel. Ce capitaine Cook apparaît dés lors comme porteur de transformations spectaculaires dans l'ordre social originel, qui persistent encore jusqu'à aujourd'hui.

En 1988, l'anthropologue australien, Kenneth Maddock, a réuni un certain nombre de versions de ce mythe du "Capitaine Cook" tel qu'il apparaît dans les légendes aborigènes. On trouve notamment :

* Batemans Bay (Nouvelle-Galles du Sud) : Percy Mumbulla raconta ainsi que le capitaine Cook ancra son navire à Snapper Island et débarqua pour offrir à ses ancêtres des vêtements et des biscuits, avant de repartir comme il était venu. Mumbulla raconta que ses ancêtres s'étaient débarassés de ses cadeaux en les jettant à la mer.

* Cardwell (Queensland) : Chloe Grant et Rosie Runaway, deux aborigènes, racontèrent la manière dont le capitaine Cook et son équipage semblent avoir émergé de la mer avec leur peau blanche, semblable aux esprits ancestraux revenant voir leurs descendants. Le capitaine Cook arriva en offrant une pipe et du tabac à fumer (cadeau qui a été rejeté comme étant « quelque chose qui brûle dans la bouche »), puis en chauffant du thé (rejeté également car considéré comme étant du chauffage « d'eau sale »), puis en faisant cuire de la farine sur du charbon (écarté car cela avait une odeur de « rassis » et jeté sans l'avoir goûté), enfin en faisant bouillir du bœuf (ce qu'ils ont goûté car cela sentait bon, une fois débarrassé de la peau salée). Le capitaine Cook et sont équipage sont ensuite partis, en naviguant vers le nord, laissant les ancêtres de Chloe Grant et de Rosie Runaway désespérés de voir les esprits des ancêtres s'en aller de cette façon.

* Sud-est du Golfe de Carpentarie (Queensland) : Rolly Gilbert raconte comment le capitaine Cook naviguait sur un bateau et décida de venir voir l'Australie de plus près. Il y rencontra plusieurs des ancêtres de Rolly sur lesquels il voulut d'abord faire feu. Mais il choisit de les amadouer pour qu'ils lui révèlent la position des principaux campements des populations locales, après quoi :

« il équipa ses partenaires (des éleveurs de bétails) en bandes pour parcourir la région et abattre les habitants, abandonnant les cadavres aux faucons et aux corbeaux ... Ainsi, beaucoup de personnes âgées et de jeunes se virent frappés à la tête à coups de crosses puis leurs corps laissés là. Ils voulaient anéantir la population car les européens du Queensland avaient besoin d'espace pour nourrir leurss chevaux et leurs boeufs. »

* Fleuve Victoria (Territoire du Nord) : on raconte une véritable saga sur le capitaine Cook, dans laquelle il navigua de Londres à Sydney pour acquérir des terres. Trouvant le pays à son goût, il débarqua boeufs et hommes armés, suite à quoi les Aborigènes de la région de Sydney furent massacrés. Le capitaine Cook fit ensuite route jusqu'à Darwin, où il envoya des cavaliers armés pour traquer les aborigènes dans la région du fleuve Victoria. Il put alors fonder la ville de Darwin et donner des ordres aux policiers et aux responsables des troupeaux de bétail sur la façon de traiter les Aborigènes.

* Kimberley (Australie occidentale) : on raconte dans bon nombre de contes aborigènes que le capitaine Cook est un héros de la civilisation européenne qui débarqua en Australie et qui s'y imposa par l'usage des armes à feu, en faisant le premier européen à traiter ainsi les peuples aborigènes de toute l'Australie. De retour chez lui, il affirma qu'il n'avait vu aucun autochtone, ce qui faisait de l'Australie un vaste territoire vide que des colons pourraient revendiquer sans peine pour eux-mêmes. Dans ce mythe, le capitaine Cook introduisit la « Loi de Cook » sur laquelle s'appuyèrent les colons, précisant toutefois que cette nouvelle loi était injuste et frauduleuse comparée à la loi aborigène.

Groupes d'individus

Le peuple Murrinh-PaTha



Il a été observé que les mythes du « rêve » racontés par le peuple Murrinh-Patha (dont le territoire se situe à l'intérieur des terres de la ville de Wadeye) étaient en fait très similaires à la conception de croyance religieuse dans le monde.

En particulier, il a été suggéré que les Murrinh-Patha avaient une unité de pensée, de croyance et d'expression inégalée au sein de la chrétienté, qui voit tous les aspects de leur vie, de leur pensée et de leur culture sous l'influence permanente de leur « rêve ». Au sein de cette religion aborigène, il n'existe pas de distinction entre les choses spirituelles et idéales et les choses matérielles, pas plus qu'entre les choses sacrées et profanes. Dés lors, toute vie est sacrée, toute action possède une implication morale et tout le sens de la vie découle de l'éternel « rêve » omniprésent.

Cette philosophie sous-jacente de la vie, qui anime et soutient cette mythologie Murrinh-Patha, a été caractérisée par l'écrivain australien WEH Stanner. Il la décrit comme la conviction que la vie est « une chose joyeuse dont le centre est rempli d'asticots ». En d'autres termes, la vie est bonne et bienveillante, mais tout au long de notre route, il existe de nombreuses souffrances que chaque individu doit arriver à comprendre et à endurer. Tel est le message sous-jacent qui est répété à maintes reprises au sein des mythes Murrinh-Patha et qui leur donne une motivation et un sens à leur vie.


Le peuple Pintupi

Il a été observé que la population Pintupi (dont le territoire se trouve au cœur du désert de Gibson) avait longtemps eu une forme mythique de conscience prédominante.Ainsi, tous les événements se produisent et s'expliquent par les structures sociales pré-établies et les ordres sont dictés, chantés et réalisés dans le cadre de leur mythologie fantastique, plutôt que dans celui des actions politiques, des décisions et des influences des personnages locaux (c'est-à-dire, un phénomène qui annihile toute notion d'Histoire).

« Le rêve fournit une autorité morale qui dépassent l'individu et la création humaine [...] bien qu'[il] soit, en tant qu'ordenanceur du cosmos, vraisemblablement un produit des événements historiques. Une telle origine est démentie.

Ces créations de l'homme sont objectivées sous la forme de principes ou de précédents pour le monde actuel. [...] Par conséquent, l'action actuelle n'est pas comprise comme étant le résultat d'alliances, de créations ou de choix humains, mais plutôt comme imposée par un ordre cosmique. »

Dans cette vision du monde, trois longues pistes de lieux sacrés dominent, comme étant des chapelets de lieux importants créés par des personnages mythiques, le long de leur itinéraire à travers la région désertique Pintupi au cours du « rêve ». Il s'agit d'une mythologie complexe faite de récits, de chants et de cérémonies connus par les Pintupi sous le nom de Tingarri et qui est diffusée au cours de grands rassemblements sur le territoire Pintupi

Quelques mythes

Du fait qu'il existe de nombreuses tribus aborigènes différentes, le cas échéant, les articles ci-dessous feront référence à une tribu particulière :

* Alchera - Mythe.
* Alcheringa - Terme utilisé par certains aborigènes pour désigner le Temps du rêve
* Altjira - Esprit céleste des Arrernte
* Anjea - Esprit féminin de la fertilité.
* Bagadjimbiri - Deux frères et esprits créateurs.
* Bahloo - Esprit de la lune.
* Baiame - Esprit créateur de plusieurs groupes linguistiques du sud-est de l'Australie, tel que le Kamilaroi
* Bamapana - Héros à l'esprit traître et qui cause la discorde (chez les Murngin)
* Banaitja - Esprit créateur
* Barnumbir - Esprit du peuple Yolngu
* Beralku - Île des morts chez les Yolngu.
* Birrahgnooloo - Une déesse de la fertilité chez les Kamilaroi.
* Bobbi-bobbi - Serpent géant qui vit dans le ciel, à l'instar du serpent arc-en-ciel
* Brolga
* Bunbulama - Esprit de la pluie
* Bunjil - Esprit créateur des groupes linguistiques du Victoria, tel que les Kulin, et parfois identifié à Baiame
* Bunyip - Créature mythique rôdant dans les billabongs au sud-est de l'Australie
* Daramulum - Esprit créateur, fils ou frère de Baiame dans le sud-est de l'Australie. Esprit du ciel, patron des shamans, et déité lunaire (chez les Wiradjuri et les Kamilaroi)
* Dhakhan - Esprit ancestral des Kabi
* Didgeridoo
* Dilga - Esprit de la fertilité et de la croissance
* Djanggawul - Dans les territoires du nord, fratrie composée d'un homme et deux femmes qui créèrent le paysage australien et le recouvra de végétations
* Djunkgao - Groupe de sœurs associées aux inondations et courants marins
* Temps du rêve - Thème central et unificateur de la culture aborigène
* Eingana - Esprit créateur et mère de toutes les eaux et de tous les animaux et humains
* Erathipa - Rocher qui ressemble à une femme enceinte
* Galeru - Serpent arc-en-ciel qui avala les Djanggawul
* Gidja - Esprit lunaire et créateur de la femme
* Gnowee - Esprit solaire qui vécu sur Terre avant l'existence du soleil
* Inapertwa - Créatures avec lesquelles les Numakulla créèrent la vie sur Terre (chez les Arrernte)
* I'wai - Héros de la culture des Koko Y'ao
* Jar'Edo Wens - Esprit de la connaissance terrestre et de la puissance physique
* Julana - Esprit pervers qui surprit des femmes après avoir creusé un terrier sous le sable
* Julunggul - Serpent arc-en-ciel et esprit de la fertilité
* Kalseru
* Karora - Esprit créateur
* Kidili - Ancien homme-lune qui tenta de violer quelques unes des premières femmes sur Terre (Mandjindja)
* Kondole - Homme méchant et grossier qui se transforma en baleine
* Kunapipi - Esprit maternel et saint patron de plusieurs héros
* Kutjara
* Makara - Sept sœurs qui devinrent par la suite les Pléiades
* Mamaragan - Esprit des éclairs qui parle en utilisant le tonnerre
* Mamu
* Mangar-kunjer-kunja - Esprit saurien qui créa l'homme
* Mar'rallang - Nom de deux jumelles
* Mimi - Petit être de la région d'Arnhem qui vit dans les crevasses des rochers
* Minawara - Ancêtres des Nambutji
* Mokoi - Esprit malin qui tua des sorciers se servant de magie noire
* Mura-mura - Autre mot pour Temps du rêve
* Nargun - Monstre féminin qui kidnappe les enfants
* Ngariman - Homme-chat qui tua les Bagadjimbiri
* Nogomain - Esprit qui fait don d'enfants-esprits à des parents mortels
* Numakulla - Esprit créateur, grand ancêtre des Inapertwa
* Puckowe - Esprit grand-maternel vivant dans les cieux
* Pundjel - Esprit créateur qui inventa les rites religieux
* Serpent arc-en-ciel - Esprit créateur qui contrôle l'eau et habite les points d'eau permanents
* Tjilpa - Ancêtre des chats
* Tjinimin - Ancêtre des peuples australiens
* Ulanji - Ancêtre des Binbinga à l'aspect de serpent
* Ungud - Esprit-serpent qui est parfois homme et parfois femme
* Wagyl - Créature à l'allure de serpent qui est à l'origine des cours d'eau au sud-ouest de l'Australie-Occidentale
* Wahwee
* Wala - Esprit féminin créateur du Soleil dans le Territoire du Nord
* Waramurungundi - Première femme (chez les Gunwinggu)
* Wati-kutjara - Homme lézard
* Wawalag - Deux sœurs, filles de Djanggawul
* Wollunqua - Esprit-serpent de la pluie et de la fertilité
* Wondjina - Esprits des nuages et de la pluie
* Wuluwaid - Esprits de la pluie
* Wuragag - Premier homme (chez les Gunwinggu)
* Wuriupranili - Esprit féminin solaire qui porte une torche en guise de soleil
* Wurrunna - Héros culturel
* Yara-ma-yha-who - Petit homme vampirique ou monstre humanoïde
* Yowie - Bête géante ressemblant à un croisement entre un lézard et une fourmi
* Yhi - Esprit féminin de la lumière et de la création, et divinité solaire
* Yohrmum
* Yurlungur
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 17:54

La mythologie arménienne


La religion païenne arménienne est la croyance des Arméniens des temps antérieurs à l'arrivée du christianisme en Arménie (tout début du IVe siècle). La base de cette religion est la mythologie et ses dieux. Peu de choses sont connues à son sujet, la source la plus ancienne étant Moïse de Khorèn

Mythologie : Dieux & Déesses

Le panthéon arménien est constitué de plusieurs dieux avec des places et des fonctions propres à la religion.

* Aramazd
* Anahit
* Barsamin
* Nuneh
* Vahagan
* Astghik
* Ara Geghetsik

Relations avec les autres mythologies

La mythologie arménienne semble avoir été fortement influencée par le zoroastrisme, avec des divinités comme Aramazd, Mihr ou Anahit (équivalent de Ahura Mazda, Mithra ou Anahita), et par les traditions assyriennes, avec Barsamin par exemple. On trouve cependant des éléments de traditions propres, avec Haïk, Vahakn et Astghik. Il y aurait aussi des ressemblances avec la mythologie indienne.

On retrouve certains éléments de cette religion, surtout dans les pratiques de traditions, durant les époques qui suivirent, bien que le paganisme ait été éradiqué par l'église.
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 18:00

La mythologie basque



La mythologie basque (Euskal mitologia) est l'ensemble des mythes d'origine basque et parvenus jusqu'à nous. Christianisés tardivement, les Basques adoraient les forces naturelles comme le soleil, la lune, l'air, l'eau, les montagnes, les forêts, ceux-ci prenant des formes humaines.

Le personnage principal de la mythologie basque est Mari, divinité féminine, qui représente "la nature". Lui est associé Sugaar, représentation des colères du ciel, tonnerres et orages.

Il existe aussi d'autres forces naturelles comme le soleil, Egu, Eguen ou Ekhi, qui chassait les forces des ténèbres (la croix basque serait un symbole solaire) et la lune, Hil ou Ilargia, qui surgit du monde occulte, de l'obscurité et de la mort et qui est souvent représentée avec une hache et les instruments de la fileuse.

Il existe aussi des êtres intermédiaires entre hommes et dieux, les Basajaunak, velus et terriblement forts, sortes de génies bénéfiques qui protègent les troupeaux et détiennent les secrets de l'agriculture. Certaines légendes les assimilent à des enfants de l’ours et de la femme. Les Basajaunak, les seigneurs sauvages, ainsi que les « Mairiak » ou « Jentilak », des géants païens, sont considérés comme étant les bâtisseurs de dolmens et cromlechs du Pays Basque. Ces géants et leur déesse Mari auraient disparu avec l’arrivée du christianisme d'après la légende de Kixmi.

N'ayant plus aujourd'hui de réelle influence, ils sont considérés pour beaucoup comme des contes fantastiques.

Famille principal:

Ama Lur ~ assimilée à ~ Mari-------+-------Sugaar-------+-------Princesse Mundakako
(la terre mère) (déesse) | (feu, serpent) |
| | |
+--------+--------+ | |
| | | Jaun Zuria
Ilargi Amandre Eguzki Amandre | (Seigneur des Basques)
(La lune) (Le soleil) +--------+--------+
| | |
| Atarabi Mikelats
| (bon esprit) (mauvais esprit)
| |
+--------+--------+
|
+-------------------+--------------------+
| | |
Amilamia Urtzi Basajaun-----+-----Basandere
(altruisme) (ciel) (esprit de la forêt)
|
+
|
Les Laminak
(~ nymphes d'eau)


Les termes suivants appartiennent à la mythologie basque :


A

* Aari : le bélier
* Aatxe, Ahatxe : le veau
* Aidegaxto : le ciel mauvais
* Aide, Aideko, Aidetikako : air, celui de l'air
* Aker : bouc
* Akelarre : la lande du bouc
* Akerbeltz : le bouc noir
* Alarabi :
* Amabirgina Arri : la pierre de la vierge Marie
* Amilamia :
* Anboto : montagne où vit Mari, la déesse des Basques
* Andra Mari : la dame Mari
* Andre Mari, Andere Mai : Dame Mari
* Anxo : diminutif de Antoine
* Ardi : brebis
* Argi : lumière
* Argiduna : celui qui a la lumière
* Arpe : grotte
* Arpeko Saindu : le saint de la grotte
* Arrosaa, Arrosako Birgina :
* Atarrabi : un des fils de Mari
* Autzek :

B

* Basajaun : le seigneur sauvage, le seigneur de la forêt
* Basandere : la dame sauvage, femme du BasaJaun
* Begizko : le mauvais œil
* Behigorri : la vache rouge
* Belagile : sorcier en souletin
* Beldur aize : le vent qui fait peur
* Beste Mutilak : l'autre jeune-homme
* Berezko : la chose inévitable
* Betadur : la force magique
* Betizu : vache sauvage
* Bide (mythe) : chemin
* Bildur aize : vent effrayant
* Birao : génie qui s'approprie quelqu'un, quelque chose
* Buruko : traversin

C

* Le caractère C n'existe pas dans l'alphabet basque. Il est remplacé par le K.

D

* Debru : diable
* Damatxo :

E

* Eate, Egata, Ereeta ou Erots : génie de la tempête
* Erle : abeille
* Egoi : vent du sud
* Eguberri : Noël
* Egu, Eguen : jour
* Eguzki : soleil
* Eila Lamia :
* Ekhi : soleil (en souletin)
* Eluaso :
* Erensuge : serpent, dragon roi (Il n'y a pas de H).
* Erutu :
* Erio : mort (mot venant de eriotza qui signifie aussi "agonie")
* Erle : abeille (animal sacré chez les Basques)
* Eskeko : aumône
* Etsai : diable
* Etxajaun : maître de la maison
* Etxajaunak : les maîtres de maison
* Etxe : maison
* Etxekoandere : maîtresse de maison
* Etxekoanderen baratza : jardin de la maîtresse de maison
* Eza : la négation
* Ezizen : surnom

F

* Famerijelak :
* Frakazar :

G

* Gabonzuzi : Torche de Noël
* Gaizto :
* Gaizkiñ : méchant génie
* Gaizkine : malfaisant
* Gaiztoak : les méchants
* Galtxagorri : pantalon rouge
* Gari-blé : Blé
* Gauargi : lumière de la nuit
* Gaueko : celui de la nuit
* Gerixeti : Ombre
* Gizotso : Homme-loup
* Gorri txiki : Petit rouge

H

* Herauscorritsehe : Divinité de Tardets (Soule)
* Harpeko Saindua : le saint de la grotte
* Heren : du roi
* Herensugue : serpent du roi, dragon du roi

I

* Idetargi :
* Idinarru : peau de bœuf
* Idittu, Iditxu : génie nocturne
* Iduski-saindu :
* Ieltxu : génie nocturne
* Igitai : faucille
* Ihizi : animal sauvage
* Ilazki : lune
* Ilargi Amandre : lune mère
* Ilbide : chemin des morts
* Illargibelar : herbe lunaire
* Illarri : pierre des morts
* Illerri : cimetière
* In :
* Inguma : génie maléfique
* Inko : Dieu
* Intxitxu : divinité vivant dans des grottes
* Iñusturi : tonnerre
* Iratargi :
* Iratxo : lutin associé à la fougère
* Iraunsuge : le serpent du roi, dragon du roi
* Irel :
* Irelu :
* Ireltxu :
* Iretargi :
* Iritxu :
* Iruztargi :

J

* Jarleku : lieu où l'on s'assoit
* Jaunagorri : le seigneur rouge
* Jaun Zuria : seigneur blanc
* Jainkoaren Begi : l'œil de Dieu
* Jentilak : les Jentil[2]
* Jentilarri : pierre des Jentil[2]
* Jentileio : fenêtre des Jentil[2]
* Jentiletxe : maison des Jentil[2]
* Jentilzubi : pont des Jentil[2]
* Jentilzulo : grotte des Jentil[2]
* Jinkoa : dieu (en souletin)

K

* Kixmi : singe en basque, désignait aussi le Christ à l'époque des Jentilak.
* Kurri-kurri : nom d'un Mairu ou d'un Jentil
* Kutun : amulette

L

* Labatz : crémaillère
* Lamiña : lutins (souvent féminins) vivant près de l'eau
* Lamiak ou Laminak : créatures fantastiques en général représentées par un corps de femme et des pieds palmées
* Lanabes : outils
* Latsai : paillasse
* Latsari : habitation des Lamiñak
* Lauso : brume, brouillard
* Legor : stérile
* Lerensuge : autre nom pour désigner les dragon du roi
* Lezekoandrea : autre nom pour désigner la déesse Mari
* Lur, Lurbira : terre

M

* Maidalena : Madeleine
* Maide : génie nocturne
* Mairi : être surnaturel en Basse-Navarre
* Mairubaratza : jardin de Mairu
* Maju : époux de la déesse Mari
* Mamur : petits génies, minuscules
* Mairu : géants, souvent associés aux laminak
* Mamarro :
* Mari (déesse) : déesse des Basques
* Maru : personnage légendaire
* Maruelexea : église de Maru
* Martintxiki, San Martiniko : Saint-Martin, le voleur des secrets de Basajaun
* Mateo txistu : Mateo txistulari (joueur de flute)
* Maya : autre nom pour désigner Mari
* Mendikote : hauteur qui domine Albistur
* Mikelats : autre fils de Mari, frère de Atarrabi
* Mirokutana : génie nocturne à l'aspect d'un chien
* Mozorro : insecte, masque, personne déguisée, épouvantail
* Mugaarri : borne, pierre délimitante

N

O
* Odai : tonnerre. Voir également Odei, Odeiaixe, Ortz, Urtz, Ortzi, Ostri, Urtzi, Ortzilanoa
* Odei : tonnerre
* Odeiaixe : tonnerre vent: vent emmenant le tonnerre
* Ogi : pain
* Oiarzun : écho
* Oilar : coq
* Ola : forge
* Olentzero, Olentzaro : charbonnier qui a annoncé aux Basques l'arrivée du Christ
* Oneztarri : foudre, pierre de foudre
* Oinazkar : éclair, foudre
* Oñaztura : foudre
* Opari : offrande
* Orrazi : peigne
* Ortz, Urtz : tonnerre
* Ortzi, Ostri, Urtzi : variantes de tonnerre
* Ortzilanoa : nuage de tonnerre (celui qui amène le tonnerre)
* Ostadar : arc en ciel
* Ostebi : pluie céleste
* Oiulari, Oihulari : crieur

P

* Pagomari : dame hêtre
* Patuek : (pluriel de Patu) génies extraordinaires
* Prakagorri : celui aux pantalons rouges


Q

R

S

* Sagartzi harrikatze : lapidation du pommier
* Sakre : juron, imprécation
* Salomon : un des noms du chasseur errant
* San Martin txiki : Saint Martin le petit
* Samiel : contraction de Saint-Michel
* Sanadrian : Saint-Adrien
* Sandailli : Saint-Elias
* Saindi-Maindi :
* Sorgin, Sorgiña : sorcière, la sorcière
* Sorginetxe : maison de sorgin (sorcier)
* Sorsain : sorgin guetteur
* Su : feu
* Suarri : silex
* Sugaar : dragon, également époux de la déesse Mari
* Sugoi : autre nom du dragon, également époux de la déesse Mari
* Sukalde : cuisine
* Superlaur : vaste grotte

T

* Tartaro, Tartalo : géant cyclope, personnage de nombreux contes, tardivement confondu avec le seigneur sauvage, Basajaun
* Tella : tuile
* Torto : variante du nom Tartaro
* Txaalgorri : veau rouge
* Txilin : cloche, clochette, sonnaille
* Txingar : braise, charbon ardant

U

* Ubendua : marque laissée par un génie
* Ubelteso : divinité de la région d'Oiartzun
* Ur : eau
* Urgeldi : lagune, puits
* Urre : or
* Urtats, Urteberri : Nouvel an
* Urtezaar : vieille année
* Ujanko :
* Urtzi : autre nom pour le tonnerre

X

* Xaindia : jeune servante de ferme, héroïne d'une légende à Saint-Sauveur d'Iraty.
* Ximelgorriak :
* Xan Artz : Jean de l'Ours

Y

* Yaunagorri : seigneur rouge (mauvaise orthographe, le Y n'existe pas dans l'alphabet basque)

Z

* Zakur : chien
* Zaldi : cheval
* Zanpantzar : Saint Pansard
* Zezen : taureau
* Zezengorri : taureau rouge
* Zirpi zarba : nom d'un Jentil d'Ataun
* Zirri mirri : nom d'un Jentil d'Oiartzun
* Zotalegun : les douze premiers jours de janvier
* Zubi : pont
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 18:05

[
La mythologie biblique


La mythologie biblique est la mythologie des religions chrétiennes et, pour partie, musulmane et juive.


Elle est tirée de la Bible (dit « le livre des livres »), qui est une compilation des différents livres écrits au long de plusieurs siècles.

La première partie est la Tanach juive, écrite sur des parchemins, et reprise par les chrétiens, qui la nomment Ancien Testament ou Première Alliance; la seconde est chrétienne, écrite par des anonymes et placée sous l'invocation de divers apôtres au IIe siècle qu'ils nomment Nouveau Testament ou Nouvelle Alliance. Une partie des personnages de la Bible (Première et Seconde Alliance) se retrouve dans le Coran.

Toutefois, les récits mythologiques relatifs à la Bible et à ses annexes se développent particulièrement :

* dans les récits Hassidiques tels que les rapportent Martin Buber
* dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine écrite au XIIe siècle


Les héros :

Ancien Testament ou Tanach

* Abraham
* Amalek
* Adam
* Balak
* David
* Dieu
* Ève
* Goliath
* Jacob
* Job
* Jonas
* Joseph
* Josué
* Isaac
* Moïse
* Noé

Nouveau Testament

* Marie enfante Jésus
* Jésus fils de Dieu sur terre.
* Les apôtres, compagnons de Jésus, écrivant les Évangiles
* Joseph père de Jésus de Nazareth


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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 18:07

Mythologie bretonne


Les anciennes traditions bretonnes voulaient qu'une foule d'êtres mystérieux et fantastiques peuplent cette terre légendaire :

* Les Korrigans, lutins des menhirs et des dolmens ;
* Ar Gazek Klanv, la mythique jument enragée ;
* Ar Gazek Gwen, la célèbre jument blanche ;
* Ar Gazek C'hlaz, la jument bleue qui mène les poissons ;
* Ar Marc'h Hep Kavalier, le cheval sans cavalier ;
* Ar Marc'h Hep Vestr, le cheval sans son maître.


Il y avait aussi les Hop ar noz, ou "crieurs de nuit", être nocturnes interpellant l'imprudent égaré par son sifflement ; celui qui se risquerait à répondre serait confronté au hop ar noz (le plus souvent un lutin) au bout du troisième sifflement .

Ces personnages tiennent plus du répertoire légendaire, et donc du conte, que de la mythologie proprement dite. Pour une étude sérieuse du corpus mythologique breton, ou du moins ce qu'il en reste dans le folklore et la vie des saints, on lira avec intérêt les travaux de Claude Sterckx parus dans la revue belge "Ollodagos". Plus porté sur la mythologie irlandaise, Christian Guyonvarc'h et Françoise Leroux, ont néanmoins abordés plus d'une fois la Bretagne dans leur revue "Ogam". On pourra aussi se référer aux articles du BSMF (Bulletin de la Société de Mythologie Française) Ollodagos

Enfin, il y aussi et surtout la légende d'Arthur, fils d'Uther Pendragon et d'Ygerne de Tintagel (Cournouailles). Le roi Uther, amoureux d'Ygerne, attira la pitié de son ami l'enchanteur Merlin qui lui fit prendre l'apparence du mari d'Ygerne, car celle-ci était mariée .Cette nuit-là, Arthur fut conçu. Il grandit aux côtés d'un chevalier fidèle au roi, Antor.

Arthur devient roi de Bretagne et mène une guerre sans relâche contre les Saxons, qui essaient de prendre les terres bretonnes.

Arthur est couronné roi lorsqu'il parvient à retirer l'Épée du perron pour son frère de lait Kaï,fils d'Antor, lors d'un tournoi.Mais Arthur ne se doutait pas que retirer cette épée le ferait personnage le plus important de Bretagne.

Mais lors d'un voyage,Arthur s'éprend de la femme du roi Loth d'Orcanie, Anna (Morgause) et un enfant de l'inceste est conçu.Ce fils de roi illégitime, Mordret(Mordred),complotera contre Arthur et ils s'entreturont.

Les dieux :

* Abandinus:Dieux Romano-Celtique
* Bamba:Déesse de la terre,déesse mère
* Agrona:Déesse Celte des différent, de l'abattage
* Belenos:Grand dieu solaire,son nom signifie " feu de bel".Il représente le principe de la lumière, il est appelé aussi "Le Brillant"
* Taranis:Déesse appelé "Le Tonnerre"
* Lugh:Dieu Celtique du soleil
* Camulas:C'était un dieu des Rémi
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 19:31


La mythologie berbère

La mythologie berbère et les croyances berbères concernent les croyances des premiers Berbères d'Afrique du Nord. Celles-ci doivent beaucoup à l'influence de la mythologie égyptienne, ainsi qu'aux croyances des autres peuples de la région : Phéniciens, Juifs, Grecs, Romains et Arabes.


Les Berbères et leurs ancêtres (Capsiens et Ibéromaurusiens) croyaient à la vie après la mort. Tout d'abord, ils enterraient leurs morts dans des trous à même le sol. Quand ils se rendirent compte que les animaux pouvaient les déterrer, ils se mirent à les brûler, dans des trous plus grands. Plus tard, ils ont brûlé les corps dans des tombeaux, tumulus, monuments funéraires en pierres, et autres tombe. Ces tombes, d'abord simples, ont évolué vers des formes plus élaborées, comme les tombes pyramidales, dans lesquelles n'étaient enterrées que les personnalités les plus importantes. La pyramide berbère la plus connue est celle de Medghassen .

L'archéologie révèle que les corps des morts étaient peints en rouge, pratique d'origine capsienne. Ils étaient enterrés avec des œufs d'autruche, des bijoux et des armes. Ils pouvaient être enterrés dans un linceul ou brûlés en position fœtale. Les Guanches quant à eux momifiaient leurs morts.


Selon les auteurs de l'ouvrage The Berbers, le culte des morts chez les Berbères était différent de celui des autres peuples antiques. Pomponius Mela rapporte que les Auguléens divinisaient et vénéraient leurs ancêtres. Lorsqu'ils les invoquaient afin de leur demander quelque chose, ils dormaient dans leurs tombes pour que leur réponse arrive durant le sommeil.

Hérodote remarque la même pratique parmi les Nasamons, habitant autour de Siwa et Augila : « Voici leur manière de faire des serments et d'exercer la divination. Ils posent la main sur le tombeau des hommes qui parmi eux ont la réputation d'avoir été les plus justes et qui sont considérés comme ayant été des gens de bien, et jurent par eux. Pour exercer la divination, ils se rendent aux tombeaux de leurs ancêtres ; ils y font leurs prières, et y dorment ensuite. Si, pendant leur sommeil, ils ont quelque songe, ils en font usage dans leur conduite. »


La culture mégalithique

Pour les Berbères, comme pour beaucoup de peuples préhistoriques, la roche est sacrée. Il existe plusieurs sites en Afrique du Nord, dont le plus connu est le cromlech de Mzora (ou Msoura).

Le monument de Mzora est composé de cercles de mégalithes entourant un tumulus. Le plus grand d'entre eux culmine à plus de cinq mètres de hauteur. Selon la légende, il s'agit de la tombe du mythique roi libyen Antée

Cultes du Soleil et de la Lune

En Berbère la lune et le dieu lunaire portent le même nom : Ayyur. Hérodote mentionne que les Berbères antiques vénéraient la lune et le soleil, auxquels ils offraient des sacrifices : « Les sacrifices des nomades se font de cette manière : ils commencent par couper l'oreille de la victime (cela leur tient lieu de prémices), et la jettent sur le faîte de leurs maisons ; cela fait, ils lui tordent le cou : ils n'en immolent qu'au Soleil et à la Lune. Tous les Libyens font des sacrifices à ces deux divinités[9] ». D'autres auteurs attestent ce culte, ainsi que des graffitis, comme un « Solo Deo Invicto » relevé à Thagaste[10].

Croyances partagées avec les Égyptiens

Les Égyptiens de l'Antiquité étaient les voisins des Berbères, et leurs mythologies partagent de nombreux traits.

Les Berbères antiques orientaux vénéraient Isis et Seth, comme le montre ce passage d'Hérodote : « [Les libyens] ne mangent point de vaches, non plus que les Égyptiens, et ne se nourrissent point de porcs. Les femmes de Cyrène ne se permettent pas non plus de manger de la vache, par respect pour la déesse Isis, qu'on adore en Égypte ; elles jeûnent même, et célèbrent des fêtes solennelles en son honneur. Les femmes de Barcé non seulement ne mangent point de vache, mais elles s'abstiennent encore de manger de la chair de porc. »

Osiris était lui aussi vénéré en Libye, et pour Budge (et d'autres universitaires), Osiris serait d'origine libyenne : « Toutes les sources connues concernant Osiris montrent que c'était à l'origine un dieu de l'Afrique nord-orientale, peut-être de Libye»

De leur côté, les Égyptiens reconnaissaient l'origine libyenne de Neith, venu selon leur mythologie depuis la Libye pour s'établir dans le delta du Nil. Certains portraits de dieux égyptiens, comme Ament, les montrent pourvus d'attributs et bijoux typiquement berbères.

Le dieu commun le plus remarquable est cependant Amon, peut-être le plus important des dieux berbères. Honoré par les Grecs de Cyrénaïque, il a été unifié à Baal suite à l'influence libyenne. Le plus grand temple libyen dédié à Amon est celui de l'oasis Siwa. Les noms Garamantes et Nasamons, désignant deux tribus berbères antiques, pourraient également provenir du nom de ce dieu.

Croyances partagées avec les Phéniciens

Les Phéniciens, fondateurs de Carthage en -814, se sont retrouvés à partir de cette date en contact avec les Berbères. Dans un premier temps, ils ont conservé leurs dieux (dont les deux principaux étaient Baal et Astarté) et ont évité les Berbères. Cependant, après la défaite d'Himera, les Carthaginois s'allient avec les Berbères, et leurs mythologies tendent à se confondre : le dieu libyen Amon devient Baal-Amon, Astarté est remplacée par Tanit, etc.

Croyances partagées avec les Grecs

Les Berbères et les Grecs de l'Antiquité sont entrés en contact en Cyrénaïque. Là aussi, les influences ont été réciproques. Leurs relations, d'abord marquées par la paix, connaissent un tournant après la bataille d'Irassa.

Avant la bataille d'Irassa (-570)

Le premier aspect notable de l'influence libyenne sur les croyances gréco-cyrénaïques est le nom « Cyrénaïque » lui-même. À l'origine, celui-ci désigne une figure légendaire berbère, une femme guerrière, connue aussi sous le nom de « Cyre ». Selon la légende, Cyre était une courageuse chasseuse de lion. Les émigrants grecs en firent, aux côtés d'Apollon, leur déesse protectrice.

Les Gréco-Cyrénaïques semblent également avoir adopté quelques habitudes et coutumes libyennes, car il ne leur était pas interdit d'épouser des femmes berbères. Hérodote (Book IV 120) rapporte que les Libyens ont apppris aux Grecs la manière d'arnacher quatre chevaux à un attelage. Les Gréco-Cyrénaïques construisirent des temples pour le dieu libyen Amon, au lieu de leur dieu habituel Zeus. Plus tard, ils assimilèrent Zeus au dieu Amon [16]. Et certains d'entre eux continuèrent à vénérer Amon. Le culte de ce dieu se propageait tant parmi les Grecs, que même Alexandre le Grand se déclara « fils de Zeus » dans le temple de Siwa, lequel était dédié au dieu Amon.

Les historiens antiques mentionnent que plusieurs divinités grecques étaient d'origine lybienne. Athena, la fille de Zeus, était considérée par plusieurs historiens antiques de la même manière qu'Hérodotus, pour avoir été d'origine libyenne. Ces historiens prétendaient qu'à l'origine, celle-ci était honorée par les Berbères autour du lac Tritonis où, selon la légende libyenne, elle était née du dieu Poséidon. Hérodote écrivit qu'Aegis et les vêtements d'Athéna étaient typiquement ceux des femmes berbères. L'historien prétend même que Poséidon (le dieu grec de la mer) a été adopté par les Grecs et qu'à l'origine, il serait un dieu libyen. Il insiste sur le fait que personne ne vénérait Poséidon autant que les Libyens qui diffusaient son culte : « (...) leurs noms viennent des Pélasges ; j'en excepte Neptune, dont ils ont appris le nom des Libyens ; car, dans les premiers temps, le nom de Neptune n'était connu que des Libyens, qui ont toujours pour ce dieu une grande vénération. »

D'autres divinités sont liées à la Libye. Les Grecs en faisaient provenir Lamia, Méduse, la Gorgone et Triton. Ils croyaient également que les Hespérides étaient localisées au Maroc actuel. Le dieu Atlas, père des Hespérides, est associé par Hérodote aux montagnes de l'Atlas, que les Berbères vénéraient.

Après la bataille d'Irassa

Les bonnes relations entre Grecs et Libyens commencèrent à se détériorer sous le règne de Battus II . Battus II commença à inviter d'autres groupes grecs à venir en Libye, ce que ses sujets considérèrent comme une menace qui devait cesser. Les Berbères commencèrent à se battre contre les Grecs, avec parfois l'aide des Égyptiens ou des Carthaginois. Mais les Grecs gagnaient toujours.

Pour certains historiens, le mythe d'Antée est le reflet de ces guerres gréco-libyennes. Selon la légende, Antée était l'invicible protecteur des Libyens, le fils de Poséidon et de Gaïa, et le mari de la déesse berbère Tingis. Il protégeait les terres berbères jusqu'à ce qu'il fût défait par le héros grec Héraclès, qui prit Tingis pour femme et enfanta Syphax, dont quelques rois libyens, tel Juba I, revendiquaient la descendance. Bien que certaines sources le fissent roi d'Irasse, Plutarque rapporte que les Libyens l'enterrèrent à Tanger : « C'est là, [à Tanger,] disent les Africains, qu'Antée est enterré. Sertorius, qui n'ajoutait pas foi à ce que les Berbères disaient de la taille démesurée de ce géant, fit ouvrir son tombeau, où il trouva, dit-on, un corps de soixante coudées. » L'iconographie grecque distingue clairement Antée des Grecs en lui faisant porter de longs cheveux et une longue barbe, attributs typiques des Libyens de l'est.

Croyances partagées avec les Romains

Tout d'abord alliée de la Numidie contre Carthage, la Libye finit par être annexée à l'Empire romain.

Avant la romanisation : les dieux guerriers berbères

Les divinités guerrières des Berbères étaient Agurzil et Ifru. Afrique dérive d'Ifru.

Ifri, déesse de la guerre, très influente en Afrique du Nord, était considérée comme la protectrice des marchands et figurait à ce titre sur les pièces de monnaie berbères. Pline l'Ancien écrit qu'en Afrique, personne ne prenait de décision sans invoquer Africa (nom latin d'Ifri). Après la conquête romaine, elle figurait toujours sur les pièces.

Gurzil (ou Agurzil) est une divinité à la tête de taureau, fils d'Ammon. Corippus mentionne un certain Laguatan, grand prêtre de Gurzil, combattant les Byzantins, qui l'auraient tué alors qu'il tentait de s'enfuir avec les icônes de Gurzil. Parmi les ruines de Ghirza, en Libye, se trouve un temple qui est peut-être dédié à Gurzil — d'où par ailleurs pourrait provenir le nom de la cité.

L'influence romaine

Lorsque l'Afrique du Nord est rattachée à l'Empire romain, les Berbères commencent à vénérer les divinités romaines, comme Jupiter, appelé Mastiman, et rapproché d'Ammon. Saturne était également très craint, et, selon Tertullien, les Africains du Nord le vénéraient par des sacrifices d'enfants. Les historiens considèrent que ce culte se rapprochait plutôt du culte ancien de Baal que de celui de Saturne à proprement parler.

Lorsque Septime Sévère, d'origine libyenne, devient empereur, le culte de Tanit est introduit à Rome.


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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 19:35

la mythologie celtique


La mythologie celtique se rapporte à la religion des Celtes de la protohistoire et au druidisme, qui structure les sociétés celtiques. Elle traite de la vie des dieux et déesses dans l’Autre Monde (le Sidh des irlandais), des héros et de leurs exploits. Cette civilisation a progressivement disparu avec la romanisation puis le monothéisme judéo-chrétien.

La problématique des sources

Dès que l'on aborde le domaine celtique, que ce soit au niveau de la civilisation, du druidisme ou de la mythologie, on se trouve inévitablement confronté au problème des sources. Les druides, qui représentent la classe sacerdotale (première fonction de l'idéologie tripartite indo-européenne mise en lumière par Georges Dumézil), ont systématiquement privilégié une transmission orale de leur savoir, induisant la mémorisation de milliers de vers. On retrouve régulièrement l'argument selon lequel la parole écrite est une parole morte ; peut-être était-ce aussi un moyen d'éviter que leurs idées soient détournées. Notons que les Celtes n'ignoraient pas l'écriture puisque nous possédons des inscriptions utilisant l'alphabet grec et qu'ils ont inventé un système particulier de notation : l'écriture oghamique.

Deux types de sources nous livrent des informations générales. Tout d’abord, leurs contemporains, parmi lesquels on peut citer, à titre d’exemple : Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l'Ancien (Histoire naturelle), et surtout Jules César avec les Commentaires sur la Guerre des Gaules. Ces témoignages donnent souvent une image négative des peuples celtes, compte tenu des relations belliqueuses qu’ils entretenaient, et la méconnaissance de leurs voisins.

La deuxième source est beaucoup plus tardive puisqu'il s’agit de la consignation par les clercs du Moyen-Âge, des traditions orales en Irlande. Cette littérature, dont la rédaction s'étale du VIIIe siècle au XVe siècle, vient opportunément confirmer et compléter les résultats des études des sources antiques. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l'Irlande celtique, qui se sont transmis oralement de générations en générations. Toujours à titre d'exemple, on peut retenir : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), la Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d'Irlande) et les Mabinogion gallois. Là, la difficulté est d'une autre nature : les collecteurs transcripteurs ont affublé tous ces mythes d'un vernis chrétien, sous lequel l'étude découvre le substrat celtique original.

La société divine

Des thèses ont affirmé que la religion des Celtes était du type monothéiste, prenant pour argument principal la suprématie et l'omnipotence du dieu Lug. Il est vrai que ses surnoms : « Lamfada » (au long bras) et « Samildanach » (le « polytechnicien », qui maîtrise tous les arts) révèlent sa place au premier rang de la hiérarchie divine. Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules le compare à Mercure. Mais, si l'on note une tendance vers le monothéisme, un resserrement du nombre des dieux, par rapport à d'autres civilisations de l'Antiquité, il existe bel et bien des entités distinctes

La hiérarchie et la catégorisation de ces dieux reprennent le schéma de la société. César, relatant ses opérations militaires, avait noté que les Gaulois (la plèbe) étaient dirigés par deux classes d'hommes, les druides et les chevaliers (equites). On retrouve cette hiérarchie dans la structure de la société divine des Tuatha Dé Danann, les dieux de l'Irlande, qui reproduit le schéma de l'idéologie tripartite des Indo-Européens, telle qu’elle a été exposée par Georges Dumézil

* La classe sacerdotale qui possède le savoir et fait la loi ; elle administre le sacré et le religieux
* La classe guerrière qui gère les affaires militaires sous le commandement du roi
* La classe des producteurs (artisans, agriculteurs, éleveurs, etc.) qui doit subvenir aux besoins de l’ensemble de la société et en priorité ceux des deux autres classes

Correspondances

Il n'est pas possible de proposer des équivalences entre la mythologie romaine et les principaux dieux des Celtes, compte tenu de l’incompatibilité des deux civilisations, mais des correspondances peuvent être notées entre Rome, la Gaule et l'Irlande, à considérer toutefois avec précautions :

Rome Gaule Irlande Pays de Galles
Mercure Lug (Lugus) Lug Samildanach Llew Llaw Gyffes
Jupiter Taranis Le Dagda Gwydion
Mars Ogmios Ogme / Nuada Gilfaethwy
Apollon Maponos Diancecht
Oengus / Mac Oc Gofannon
Minerve Brigantia / Belisama Brigit
Étain / Boand Rhiannon



Hiérarchie des Tuatha Dé Danann

De la même manière, les dieux se définissent par des fonctions[6]. Pour reprendre les théonymes irlandais, pour lesquels la documentation est la plus importante, la classification des Tuatha Dé Danann est la suivante :

- hors classe :

* Lug Samildanach (dieu primordial)

- fonction sacerdotale :

* Dagda (dieu-druide)

- fonction guerrière :

* Ogme (dieu de la magie guerrière, et du savoir)
* Nuada (royauté)

- fonction artisanale :

* Goibniu (dieu forgeron)
* Credne (dieu bronzier)
* Luchta (dieu charpentier)

- participent aux trois fonctions :

* Diancecht (dieu-médecin)
* Oengus ou Mac Oc (jeunesse)

– divinité féminine unique :

* Brigit (déesse des poètes, des forgerons et des médecins)

À l'exception des trois dieux de la fonction artisanale, les autres sont cités et décrits par César, sous les noms de leurs homologues romains.

La troisième fonction est apportée aux Tuatha Dé Danann par les Fomoires vaincus à l'issue de la bataille de de Mag Tuired.

Les différentes sources nous livrent les noms de dizaines de dieux. Ce décalage s'explique de deux manières : une spécialisation fonctionnelle et des particularismes locaux. Dans le premier cas, tel dieu n'est qu’un avatar d'un autre, qui apparaît pour assumer une fonction particulière ou représenter un aspect précis, tel Mac Oc qui incarne la jeunesse de Oengus. Dans le second cas, il peut s'agir de la déification d’un lieu sacré, d'une rivière ou d'une colline ; ainsi Boand, autre nom de Brigit, désigne la rivière Boyne, en Irlande.
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Sam 9 Aoû - 19:44

Mythologie celtique Irlandaise


Alors que la civilisation celtique a essaimé dans une grande partie de l’Europe, c’est en Irlande et en Gaule que l'on trouve la plus importante documentation. Les sources irlandaises sont essentiellement littéraires, rédigées à une époque tardive et lacunaires

Rappel historique

L’expansion de l’Empire romain, tant en Gaule que dans l’île de Bretagne, a provoqué l’acculturation des sociétés celtiques, à partir du Ier siècle av. J.-C., qui ont progressivement adopté la romanisation. L’Irlande n'a pas été envahie par les Romains et son insularité a préservé sa spécificité.

La société se divise en 3 classes, obéissant en cela à l’idéologie trifonctionnelle des Indo-européens :

* la classe sacerdotale, composée des druides, bardes et vates
* l’aristocratie guerrière, dirigée par le roi
* les producteurs-artisans et accessoirement des prisonniers de guerre et des esclaves

Si le roi posséde la souveraineté, il ne peut agir sans l'avis des druides, qui ont effectivement le pouvoir absolu sur tous les aspects de la vie des Gaëls. Les druides (« les très savants », selon l’étymologie), sont des théologiens, des juristes, des historiens, des philosophes, etc. Ils ont la charge d’administrer le sacré, donc la religion. Le rôle du roi est de garantir la prospérité et de procéder à la redistribution des richesses. Les producteurs (artisans, agriculteurs et éleveurs) ont la charge de pourvoir aux besoins de l’ensemble de la société.

Au Ve siècle, le christianisme va supplanter l'antique religion. Si les relations de l’œuvre de saint Patrick et de ses disciples sont hagiographiques et non historiques, il n'en demeure pas moins que la conversion de l’Irlande n’a pu se faire par celle de la classe dirigeante. Ce qui explique l’originalité du christianisme celtique au Moyen Âge.

Sources

C’est au monachisme irlandais que l’on doit la conservation de la mythologie préchrétienne. Quand la tradition orale, transmise de génération en génération, s'est trouvée désacralisée, les clercs ont entrepris un important travail de retranscription. C’est ainsi que nous disposons d’une documentation abondante mais lacunaire, que les chercheurs contemporains divisent communément en quatre groupes littéraires :

* le Cycle mythologique comprend le Cath Maighe Tuireadh, qui relate les guerres entre les Fomoires et les Tuatha Dé Danann et le Lebor Gabála Érenn, une compilation de l’histoire mythique des occupations de l’Irlande. Le Tochmarc Etaine (La Courtise d’Étain) présente la déesse primordiale Étain, personnification de l’île et ses incursions dans l’Autre Monde
* le Cycle Fenian est centré sur un héros Finn Mac Cumaill, son fils Oisin et les aventures des guerriers appelés les Fianna. Ce corpus, parfois nommé « cycle d’Ossian », est le plus récent et est à l’origine des supercheries de James Macpherson
* le Cycle historique ou Cycle des rois comprend des récits consacrés à des rois légendaires de l'ère chrétienne.
* le Cycle d'Ulster (où Cycle de la Branche Rouge) est centré sur le royaume d’Ulster, les aventures du héros Cúchulainn et le règne du roi Conchobar Mac Nessa. La Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley) appartient à ce cycle.

L’ensemble des ces sources doit être étudié de manière comparative avec la littérature celtique galloise et toute la documentation relative à la Gaule.

La matière de Bretagne et le Cycle arthurien reprennent de nombreux éléments des traditions irlandaise et galloise, sans pour autant relever de la mythologie.

L’histoire mythique

Avant l’installation des Gaëls, l’île a connu plusieurs occupations successives qui sont narrées dans le Lebor Gabála Érenn, un texte dont il existe 5 versions de l’« histoire » (R1, R2, R3, Min et K) réparties dans 18 manuscrits, rédigés entre le XIIe siècle et le XVIIIe siècle. Les clercs qui ont retranscrit ce mythe fondateur ont rajouté la référence biblique du Déluge, qui est originellement inconnue des Celtes. Ces différentes « races » sont dans l’ordre chronologique :

* Le peuple de Cesair
* Les Fomoires
* Les Partholoniens
* Les Nemediens
* Les Fir Bolg
* Les Tuatha Dé Danann
* Les Milesiens

Les Tuatha Dé Danann (tribu de la déesse Dana) sont le peuple des dieux de l’Irlande, ils sont évincés par les fils de Mile et doivent se réfugier dans les « sidh ». Mile est l’ancêtre des Gaëls.

Personnages

Dieux

Les dieux de l’Irlande celtique sont les Tuatha Dé Danann, derniers occupants de l’ile avant l’invasion des Milésiens qui vont les contraindre à se réfugier dans le Sidh. Les Sidh (chaque dieu ayant le sien) deviennent donc leur résidence et représentent l’Autre Monde.
La société divine reprend la structure trifonctionnelle de la société humaine (classe sacerdotale, aristocratie guerrière, producteurs), de manière plus complexe :
- hors classe :

* Lug Samildanach (dieu primordial)

- fonction sacerdotale :

* Dagda (dieu-druide)

- fonction guerrière :

* Ogme (dieu de la magie guerrière)
* Nuada (royauté)

- fonction artisanale :

* Goibniu (dieu forgeron)
* Credne (dieu bronzier)
* Luchta (dieu charpentier)

- participent aux trois fonctions :

* Diancecht (dieu-médecin) père de Airmed, Miach et Oirmiach
* Mac Oc ou Oengus (jeunesse)

- déesse unique :

* Brigit (déesse des poètes, des forgerons et des médecins), connue sous différents avatars :
o Étain ou Eithne (reine d’Irlande, mère de tous les dieux)
o Boand (autre nom de Brigit, déesse éponymique de la Boyne)
o Mórrígan (déesse guerrière, ou bien de la souveraineté)


Les Bansidh (les « femmes du sidh ») sont les messagères des dieux, leur magie est plus puissante que celle des druides, en matière d’amour. Elles apparaissent souvent sous forme de cygnes et attirent des guerriers émérites pour des séjours voluptueux, telles les aventures de Conle, Bran Mac Febail ou Nechtan.

Druides

Les druides (étymologie : « dru-wid-es », qui signifie « très savants ») sont omniprésents dans les sources littéraires, ils interviennent à tout moment dans la vie des Celtes et plus particulièrement pour tout ce qui relève du religieux. Si le roi est dépositaire de la souveraineté, le druide incarne la parole des dieux, ce qui, de fait, lui donne droit de vie et de mort sur quiconque. Le roi règne sous la direction spirituelle de son (ses) druide(s). Toute la vie de la société celtique est soumise aux membres de la classe sacerdotale.

La transmission du savoir et l’enseignement oral sont des missions qui s’étalent sur des années, il est largement fait appel à la magie dont les rituels les plus connus sont la geis et le glam dicinn. Rien n’interdit à un druide de se marier ou de prendre les armes, l’exemple le caractéristique étant celui de Cathbad.

Il existe quelques druides despotiques, comme Aithirne Ailgesach, qui se servent de leur science pour extorquer à leurs victimes des faveurs impossibles.

Le calendrier celtique est ponctué par quatre grandes fêtes religieuses : Beltaine, Imbolc, Lugnasad et Samain.

Toponymes mythiques

Certains toponymes sont imaginaires ou indéterminés, d’autres précisément localisés. En voici quelques uns parmi les plus célèbres :

* Ath Daru (le gué du chêne) : site de la bataille du même nom, dans le comté de Kildare
* Ath Ferdiad (le gué de Ferdiad) : assimilé à la ville d’Ardee, dans le Comté de Louth. C’est à cet endroit qu’eut lieu le combat singulier entre Ferdiad et Cúchulainn
* Brug na Boinne, l’« hôtel de la Boyne » : la résidence du Dagda. Le site correspond au cairn de Newgrange, dans le Comté de Meath
* Cleitech : une des residences des dieux, situé à proximité de Brug na Boinne
* Cruachan (Rath Chrûachain) : siège de la cour des souverains du Connaught Medb et Ailill. Le site est localisé près du village de Tulsk, dans le comté de Roscommon
* Cúailnge : lieu de la célèbre razzia. Il s’agit de Cooley, comté de Louth
* Dun : le mot entre dans la composition de nombreux toponymes celtiques tant insulaires que continentaux. Voir dun (forteresse)
* Dun Ailinne : capitale mythique du royaume de Leinster, dans le comté de Kildare
* Dun Dalgan (Dun Dealgan) : Dundalk, comté de Louth
* Emain Ablach : résidence des dieux de l’Autre Monde, « ablach » signifie pomme, fruit de l’immortalité. Même étymologie que Avallon, île où le roi Arthur est actuellement en dormition
* Emain Macha, capitale mythique des rois d’Ulster, dont Conchobar Mac Nessa, localisée à Navan Fort, près d’Armagh dans le comté d'Armagh
* Goirt-an-Ort (terre de l’or) : endroit où est tué le roi Lugaid Mac Con alors qu’il donnait de l’or à ses poètes. Dans le comté de Tipperary
* Mag Mor (grande plaine) : autre nom du sidh
* Mag Slecht (plaine de la prosternation) : lieu d’adoration d’une idole qui, selon l’hagiographie, sera détruite par saint Patrick. Situé dans le comté de Leitrim
* Slieve Fuad (collines de Fuad) : comté d’Armagh
* Tara : capitale des ard ri Érenn (rois suprêmes d’Irlande), dans le comté de Meath
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Dim 10 Aoû - 15:19

La mythologie chinoise


La mythologie chinoise est connue grâce à des textes datant essentiellement de la dynastie Han. La plus importante source est le Shanhaijing « Livre des Monts et des Mers ». N’ayant guère plus de 2000 ans d’âge, ces écrits peuvent être considérés comme récents. De plus, ils ont été rédigés par des lettrés qui ont parfois réinterprété la mythologie conformément à leurs conceptions philosophiques. Ils ont ainsi transformé les plus importants dieux en des souverains vertueux ou mauvais ayant régné à une époque très ancienne.

On peut cependant avoir une idée assez précise de ce qu’était la mythologie chinoise « originelle » en la comparant avec celles des autres peuples de l’Extrême-Orient. En étendant la comparaison à toute l’Eurasie, on s’aperçoit qu’une grande partie de cette mythologie est d’origine indo-européenne. Elle possède donc des ressemblances tout à fait frappantes avec la mythologie germanique, grecque ou celle des peuples slaves et scandinaves. Cela est dû à l'arrivée aux abords de la Chine d'un peuple indo-européen, les Tokhariens, il y a plus de 3000 ans. Les Chinois de l’Antiquité les appelaient les Rong-Chiens (Quan-Rong), le terme « Rong » étant appliqué à tous les barbares occidentaux.


Mythes proprement chinois

Dans tout l’Extrême-Orient et l’Océanie, il existait un dualisme cosmologique opposant deux principes, d’une part la lumière, le soleil et le feu, d’autre part l’obscurité, la lune et l’eau. Le premier principe était généralement représenté par un oiseau. En Chine, il s’agissait d’un corbeau. L’oiseau solaire est l’un des thèmes privilégiés de la dynastie Shang, la première dynastie chinoise dont l’existence est attestée par l’archéologie. Le second principe était représenté par un serpent ou un animal aquatique. La mère de Shun, l’un des souverains mythiques de la Chine, était du clan du serpent, et son père était du clan de l’oiseau. Shun était donc issu de l’union des deux principes. Ce mythe illustre également le totémisme de l’ancienne société chinoise, selon lequel chaque clan avait un animal ancêtre, ainsi que l’exogamie, qui exigeait que les époux soient issus de clans différents.

Xie était l’ancêtre des Shang et sa mère s’appelait Jiandi. Un jour, elle alla se baigner avec ses sœurs dans la rivière de la colline Obscure. Un oiseau noir (hirondelle ou corbeau) passa en tenant un œuf multicolore dans son bec. Il le laissa tomber. Jiandi le prit et le mit dans sa bouche, mais elle l’avala par mégarde. À la suite de cela, elle conçut Xie. Il s’agit d’une forme particulière d’union des deux principes cosmiques, puisque ce mythe fait intervenir d’une part l’eau et l’obscurité, d’autre part un oiseau.

Le soleil résidait sur un arbre, appelé Fusang ou Kongsang. Il se levait également de cet arbre, au matin, pour se coucher sur un autre arbre situé à l’ouest. Autrefois, il y avait dix soleils. Un jour, ils se levèrent tous en même temps, infligeant aux hommes une chaleur intolérable. Yao en abattit neuf avec des flèches, si bien qu’il n’en resta plus qu’un seul. Selon la plupart des textes, Yao demanda à l'archer Yi d’abattre les soleils au lieu de le faire lui-même, mais c’est le résultat du croisement des mythologies chinoise et indo-européenne, car Yi est un héros indo-européen. Ce mythe des soleils surnuméraires existe chez d’autres peuples de l’Extrême-Orient, de la Sibérie et même chez certains Amérindiens, preuve de son ancienneté.

On peut également mentionner le mythe de la séparation du ciel et de la terre, qui étaient autrefois très proches.

Il importe de signaler qu'aucun de ces mythes ne possède le moindre équivalent dans la mythologie indo-européenne.


Mythes d’origine indo-européennE

La création du monde

La création du monde résulte de la mort d’un géant, Pangu. Son souffle devint le vent et les nuages, son œil gauche le soleil, son œil droit la lune, ses quatre membres les quatre « extrémités » du monde, son sang et ses humeurs le fleuve Jaune et le Yangzi Jiang, etc. Pangu est de toute évidence apparenté au géant Ymir de la mythologie nordique ou au Purusha de la mythologie indienne. Ce mythe serait tardivement arrivé en Chine, venu de l'Inde a travers le monde tibétain, qui était lui-même en contact avec le monde tokharien.

Le cieL

Parmi différentes conceptions du ciel, on en trouve une qui possède une analogie chez les Serbes : il y a neuf cieux séparés l’un de l’autre par une porte que gardent des tigres et des panthères et qui est commandée par l’un des portiers du Seigneur d’En-Haut, Shangdi. La conception serbe du ciel est connue sous une forme christianisée : Dieu a pourvu chacun des sept cieux d’une porte et placé devant elle un ange gardien.

Les Trois Augustes

Au début de leur histoire, les Chinois placent les Trois Augustes (voir Sanhuangwudi) : Fuxi, Nüwa et Shennong. Fuxi est encore appelé Taihao, le Suprême Eclat. Il passe pour avoir enseigné la chasse et la pêche aux hommes, et il élevait des animaux pour la cuisine. Il avait également un rôle d’entremetteur. Sa sœur et épouse, Nüwa, était une déesse de la fécondité : elle présidait aux mariages, comme Fuxi, et elle donnait des enfants. Shennong était un dieu agriculteur qui jouait également un rôle dans le commerce. Il a inventé la première charrue et il a créé les marchés. On lui attribue aussi la découverte des plantes médicinales.

Les plus belles illustrations de Fuxi et Nüwa proviennent de tombes de la région de Tourfan, à l’ouest de la Chine. Elles sont datées du quatrième au huitième siècle de l'ère chrétienne, époque où cette région était tokharienne. Ces deux divinités ont des queues de serpent. Fuxi tient une équerre, symbole du ciel carré et masculin, et Nüwa tient un compas, symbole de la terre ronde et féminine. Chez les anciens Indo-Européens, le ciel était carré et la terre était ronde, alors que pour les Chinois, le ciel rond était posé sur la terre carrée. En outre, Fuxi et Nüwa sont accompagnés par deux soleils. Dans des tombes des Hittites datant d’il y a environ 4000 ans, on trouve des représentations similaires de deux jumeaux, garçon et fille, accompagnés par deux soleils. Ces jumeaux seraient ce que les textes hittites appellent le dieu Soleil du Ciel et la déesse Soleil de la Terre.

Une comparaison approfondie des déesses Nüwa et Athéna montrent qu'elles sont presque identiques. Ainsi, on leur attribue l'invention d'instruments de musique à vent. Une légende peu connue fait d'Athéna une donneuse d'enfants et lui attribue l'épithète de "Mère". Elle était donc une déesse de la fécondité comme Nüwa. Cette dernière était qualifiée "d'impératrice divine" et, selon certains commentateurs chinois, elle était l'épouse de Yu le Grand, fondateur de la dynastie Xia. Athéna était étroitement liée à la royauté, ce qui explique sa complicité avec des souverains tels que Cadmos, fondateur de la cité de Thèbes, ou Ulysse. Nüwa était aussi qualifiée de "grand sage" alors qu'Athéna était connue pour sa sagesse. Nüwa aurait créé les hommes avec de la vase au bord d'un étang. Athéna n'aurait rien fait de tel, mais un mythe semblable existe tout de même dans la mythologie grecque: la création des hommes avec de l'argile par Prométhée.

Selon un célèbre mythe chinois, une fille de Shennong du nom de Nüwa (où la syllabe wa est "orthographiée" de manière différente) se noya dans la mer Orientale alors qu'elle se promenait au bord du rivage. Elle se changea en un oiseau, le jingwei, qui ressemblait à un corbeau. D'après le Shuyi ji, ouvrage de la dynastie Tang, elle se serait plutôt noyée dans une rivière, or on connaît une certaine Fufei, dont le nom signifie "Epouse de Fuxi" et qui est donc identifiable à Nüwa, qui s'est noyée dans une rivière. On peut donc considérer que ces deux Nüwa sont identiques. Or selon une légende grecque racontée par Ovide, une fille de roi se promenait sur un rivage quand le dieu de la Mer essaya de la violer. Elle se changea en une corneille, oiseau voisin des corbeaux. Cette fille de roi était associée à Athéna, laquelle a été victime d'une tentative de viol commise par Héphaïstos, dieu à caractère maritime. On voit de la sorte la parenté des mythes chinois et grec.

On pourrait objecter qu'Athéna n'est nullement la sœur-épouse d'un dieu semblable à Fuxi, lequel ne possède aucun équivalent dans la mythologie grecque. Cela s'explique par le fait qu'il avait un caractère sacerdotal (les textes chinois lui attribuent l'invention de la méthode de divination exposée dans le Yi King) et que chez les Grecs, il n'existait plus de classe de prêtres.

Huangdi

Les lettrés de la Chine ancienne se souvenaient que Huangdi, l’Empereur Jaune, était l’ancêtre mythique des Rong-Chiens. Les Chinois l’ont adopté et ont fait de lui le successeur des Trois Augustes. Ils le considèrent comme le fondateur de leur civilisation. Maître du Tonnerre, il avait une résidence au sommet du Kunlun, une montagne censée se situer au centre du monde où quatre fleuves prenaient leur source. On lui attribue parfois quatre têtes, avec lesquelles il pouvait surveiller les quatre points cardinaux en même temps. Il se déplaçait en char et son véritable nom, Xuanyuan, signifiait « brancard ». D’une très grande intelligence, il sut parler quelques jours après sa naissance, et il était magicien et devin. L’un de ses ministres aurait inventé l’écriture. Il était un guerrier, qui apprit « le maniement du bouclier et de la lance », d’après l’historien Sima Qian. Il savait aussi dompter les bêtes fauves. Les Chinois lui ont associé deux frères, Shentu et Yulei, qui tuaient les démons.

Huangdi mena une lutte très dure contre Chiyou, présenté comme un fils, un petit-fils ou un ministre de Shennong. C’était un forgeron et un expert dans la fabrication des armes, qu’il aurait d’ailleurs inventées. Il a été vénéré comme un dieu de la Guerre. Huangdi utilisa contre Chiyou une armée de bêtes fauves. L’épisode le plus célèbre de la bataille est celui durant lequel Chiyou créa un brouillard épais. Le Prince du Vent, souvent associé à Huangdi, fabriqua une statue montée sur un char qui indiquait toujours le sud avec son bras droit ; elle permit aux troupes de Huangdi de s’orienter dans ce brouillard. Ensuite, Chiyou suscita un ouragan, avec des vents violents et des pluies torrentielles. Huangdi fit venir sa fille Ba, qui apportait la sécheresse. L’ouragan fut annihilé, mais Ba ne pouvant pas remonter au ciel, son père l’exila sur les territoires du Nord, qu’elle transforma en un désert. Les textes chinois situent fréquemment cette bataille en un lieu appelé Panquan, la "Source du Talus".

Selon le Guizang, un ouvrage de la haute Antiquité connu seulement par des citations, Chiyou s’attaqua au Kongsang afin d’empêcher le soleil de se lever et de plonger la terre dans une obscurité éternelle. Le mythe du combat entre Huangdi et Chiyou trouve ainsi son équivalent chez les Slaves des Balkans. Ces derniers racontaient que le dieu du Tonnerre devait affronter chaque matin une créature en forme de dragon ou de serpent, qui voulait capturer le soleil et plonger le monde dans les ténèbres. Cette créature créait des brouillards épais et des intempéries destructrices. Il s’agit sûrement du mythe le plus important des Tokhariens, qui était lié à leur vénération du soleil levant. La mention du Kongsang s’explique par une sinisation de ce mythe, car pour les Indo-Européens, le soleil se levait à partir de la mer qui entourait la terre, et non à partir d’un arbre. Dans la mythologie indienne, Indra est le vainqueur d'un dragon qui cherche à retenir les eaux ou le soleil et qui crée du vent ou un épais brouillard.

Comme le combat entre Huangdi et Chiyou est souvent situé près d'une source, il peut être rapproché du meurtre par Apollon du serpent Python, qui gardait une source sur le site de Delphes. Justement, une analyse approfondie des caractéristiques de Huangdi et d'Apollon montre que ces deux divinités étaient semblables. On peut également comparer Huangdi au dieu Lug des Celtes ou au dieu Wotan des Allemands. Lug s'est battu contre Balor et son armée de Fomoire, des créatures ne possédant qu'un œil, un bras et une unique jambe tordue. Chiyou était le chef des chimei, des démons des marais de montagne. Parmi ces derniers, se trouvaient des chui, des créatures à bras et jambe uniques. Dans le Shanhaijing, il est question de créatures à un œil ou à un bras et une jambe tordue. Lug, Apollon, Wotan ou Indra sont les héritiers d'une unique divinité proto-indo-européenne.

Xiwangmu

Une autre divinité, Xiwangmu, la Reine-Mère d’Occident, a toujours été associée aux territoires occidentaux, où vivaient les Tokhariens. C’était une déesse de la fécondité, à l’activité sexuelle intense. Elle était la gardienne des pêches d’immortalité. Elle régnait également sur les destinées humaines et sur l’ouest, qui était la terre des morts, et elle pouvait déclencher des épidémies. On peut la comparer à la déesse allemande Frija ou à la déesse scandinave Freyja. Toutes étaient probablement des hypostases de la Terre. Il semble également qu'elle ait été une forme de Nüwa, autre déesse de la fécondité, qui correspondait à la déesse Soleil de la Terre des Hittites. Toutes les deux avaient des liens avec les serpents; Xiwangmu comme Nüwa avait un rapport avec les instruments de musique à vent.

L'archer Yi

La ressemblance de l’archer Yi et du héros grec Héraclès a été remarquée depuis longtemps. Ils sont tous les deux des héros solitaires et tueurs de monstres. Comme Héraclès, Yi a exécuté un certain nombre de « travaux ». Comme Yi, Héraclès était un arche


Dernière édition par Botti le Sam 23 Aoû - 16:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Dim 10 Aoû - 15:27

La mythologie Coréenne


La mythologie coréenne regroupe les mythes et légendes nationales de toute la péninsule coréenne.

La religion initiale de la Corée était une forme de chamanisme eurasien et de totémisme d'Extrême-Orient, plus particulièrement celui des peuples nomades de la Mandchourie actuelle. Par la suite celle-ci s'est teintée de bouddhisme, confucianisme et de taoïsme venus de Chine.

A l'époque des débuts du bouddhisme, le chamanisme coréen a été largement discrédité pour essayer d'implanter le bouddhisme comme religion d'état. Plus tard, le bouddhisme et le shamanisme coréens ont été grandement pourchassés au point de presqu'en perdre la trace dans la conscience populaire.

Après la guerre de Corée en 1953, les chamans étaient plus vus comme des charlatans prêts à extorquer les gens pour quelque argent que des personnalités religieuses. Récemment, cependant, il y a eu un mouvement renouveau substantiel qui devient un élément essentiel de la culture coréenne.

Bien que les valeurs et coutumes confucianistes soient bien diffusés dans la société, à peu près la moitié des sud coréens se disent aujourd'hui sans religion, un quart chrétiens, et un autre quart bouddhistes.

Aujourd'hui, ceux qui croient aux mythes Coréen en tant que religion forment une minorité. Parmi eux on retrouvent les fidèles de Chondogyo et Daejonggyo, qui vénèrent Tangun comme un dieu, sans compter les quelques endroits où le chamanisme survit encore.

Ciel, Terre et Esprit sont les 3 fondements du monde mythique coréen.


Symboles clefs

1. Soleil et coq à 3 pattes
2. Lune et lapin
3. Ciel
4. Nuages
5. Etoiles : consultable et guide.
6. Terre
7. Eau
8. Vent
9. Arbre : symbole de la maison
10. Homme et esprit


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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Dim 10 Aoû - 15:30

La Mythologie Estonienne


La mythologie estonienne est basée sur des croyances animistes primitives et est étroitement apparentée à la mythologie finnoise. Quelques morceaux de l'épopée finnoise Kalevala sont considérés comme originant de l'Estonie et certaines actions, endroits ou personnages peuvent également avoir des liens avec l'Estonie.

Étonnamment, il fut suggéré, entre autre par l'ethnologue et ancien président Lennart Meri, qu'une météorite ayant survolé des régions populeuses pour atterrir dans l'île de Saaremaa il y a 3000 à 4000 ans fut un évènement cataclysmique qui peut avoir influencé les mythologies des pays avoisinants, et plus particulièrement ceux qui, de leur point de vue, ont ainsi vu un « soleil » se coucher à l'est.

Les Estoniens faisaient des offrandes aux dieux locaux de la fertilité et du tonnerre. Le groupe ethnique des Sétoniens adorait encore leurs idoles de Peko jusqu'à une époque récente. Après la réforme, de vieux saints catholiques furent également mépris pour des déités locales et vénérés en tant que dieux.

Au XIXe siècle, des érudits de l'université de Tartu ont commencé à étudier la mythologie estonienne. F.R. Faelmann et Friedrich Reinhold Kreutzwald ont compilé le Kalevipoeg et décrit le panthéon suivant (qui n'est, soit dit en passant, pas entièrement du folklore authentique) :

Le dieu suprême est Taara. Il est célébré dans les forêts de chênes sacrés près de Tartu. Uku est le second nom qu'on lui donne. Il a deux filles et deux fils : ses filles sont Lindu / Linda et Jutta, reine des oiseaux ; ses fils sont Kõu (Tonnerre) et Pikker (Éclair), qui protègent les gens contre Vanatühi, seigneur du royaume souterrain et des démons. Pikker possède de puissants instruments de musique, qui font trembler et fuir les démons. Vanatühi est dépeint comme étant un fermier géant, avec une femme, des enfants, des ouvriers et des jeunes filles. Les démons estoniens sont généralement plus stupides que malveillants, et il suffit de gens intelligents pour les déjouer. Un autre démon est Sarvik (le Cornu), le demi-frère de Tühi. Il est le principal ennemi de Kalevipoeg, le roi géant des estoniens.

Héros, dieux et esprits légendaires estoniens

* Haldjas : elfe, fée, protecteur d'un lieu ou d'une espèce animale/végétale
* Hämarik : Déesse du crépuscule
* Ilmatütar : Fille de l'air/monde
* Ilo (Joie) : L'hôtesse des fêtes
* Jeekim : un fantôme, vivant dans les cimetières
* Jutta : reine des oiseaux, fille de Taara
* Kalevipoeg, Kalevine : géant, ancien roi mythique de l'Estonie
* Kaval Ants (Hans le rusé) : travailleur agricole qui contre les plans de son maître Vanapagan, le Diable
* Koerakoonlane : guerrier mi-homme mi-animal, à la truffe de chien.
* Koit : Dieu de l'aube, amant éternel de Hämarik
* Kurat, Kuri, Vanakuri (le fâché) : le diable
* Kõu (Tonnerre) : fils d'Uku, frère de Pikker
* Leiger : (joueur) géant habitant l'île de Hiiumaa
* Lapi nõid : sorcière de Laponie
* Linda : mère de Kalevipoeg
* Maaema : la Terre
* Maa-alune : nain vivant sous la terre
* Olevipoeg : successeur de Kalevipoeg, associé à St-Olaf
* Osmi : nom parallèle de Kalevine
* Rõugutaja : dieu protecteur des récoltes de seigle, des femmes qui accouchent et de la ville de Narva
* Pikne, Pikker (le long) : dieu tonnerre
* Puuk : nom parallèle de Tulihänd
* Peko : dieu Sétonien de la fertilité et du brassage
* Põrguneitsi : vierge de l'Enfer
* Suur Tõll : héros géant de l'île de Saaremaa
* Tharapita or Taara : le dieu Osilien de la guerre, apparenté à Thor
* Tulihänd or Pisuhänd (Queue de Feu) : elfe volant, qui aide à accumuler et conserver les richesses
* Tuuslar : sorcier habitant la Finlande qui a tenté de violer Linda
* Udres-Kudres : serf, surnommé le « fils du soleil »
* Uku : le dieu suprême
* Vanatühi « le vieux vide », Vanapagan « vieux païen » : le diable, dépeint comme un fermier géant idiot
* Vanemuine (l'ancien) : dieu des chansons
* Veteema
* Veehaldjas : esprit de l'eau, tisseur de sources

Saints Chrétiens mépris pour des dieux

* Jüri (St-George) : dieu de l'agriculture
* Laurits (St-Laurent) : dieu du feu
* Mart (St-Martin) : dieu de la fertilité
* Tõnn (St-Antoine) : dieu des récoltes et des cochons

Animaux mythiques estoniens

* Libahunt : le loup-garou
* Sinilind : un oiseau bleu magique

Objets mythiques estoniens

* Valge laev (Le Vaisseau Blanc) : Le bateau mythique qui apporte la liberté ou emporte les gens vers des terres meilleures
* Küütest kübar (Le Chapeau de clous) : Rend celui qui le porte (Vanatühi, d'habitude) invisible
* Kirikindad (Les Moufles) : les objets de fabrication ordinaire ont souvent des fonctions protectrices ou magiques, surtout les moufles d'église et ceux des marins. Décorées de minces bandes rouges et de motifs spéciaux inspirés par la nature, ces moufles et gants ont plusieurs sorts en eux, à cause du fait que ceux qui les ont fait ont chanté en filant, teignant et tricotant.
* Kirivöö (La Ceinture) : La ceinture a probablement les motifs les plus anciens et les plus magiques parmi tous les objets fabriqués. Les ceintures tissées rouges ont fait les meilleurs sacrifices, ont aussi servi comme signe d'engagement ou cadeau de mariage, et elle est attachée autour des parties du corps qui sont malades ou endolories. Attachée autour du poignet, elle forme un cercle donnant force et protection. Elle a aussi un sens symbolique, car elle représente la stabilité, la sécurité et la paix : ceinture d'étoiles, ceinture verte.
* Pierres sacrées : La dernière glaciation a laissé bon nombre de grosses pierres en Estonie. Plusieurs d'entre elles étaient considérées sacrées et les gens venaient y sacrifier argent, sang, rubans rouges et pièces de monnaie, demandant bien-être et prospérité. Ces pierres ont souvent de petits trous.
* Forêts voyageuses : quand les gens sont méchants, avares et cruels, en certains endroits, la forêt va tout simplement quitter l'endroit. Les histoires du genre sont particulièrement nombreuses dans les régions côtières du pays.


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MessageSujet: La Mythologie egyptienne   Dim 10 Aoû - 15:36

La mythologie égyptienne ( resumé )


Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :

* le cycle de la nuit avec le soleil renaissant chaque matin ;
* le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de peine (en cas de trop faible ou trop forte crue) ;
* le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts (bien que les Égyptiens ne croyaient pas en la réincarnation terrestre).


mythe de la création egyptienne


Alors que la culture de l'Égypte antique peut paraître très homogène de prime abord, il existait, au moins sur les questions religieuses, de grandes variations géographiques. Ainsi, ce n'est pas une, mais plusieurs cosmogonies (mythes de la création du Monde) qui coexistaient dans les différentes parties du royaume. Les plus connues sont celles d'Héliopolis, d'Hermopolis, de Thèbes et de Syène (Éléphantine-Assouan).

Les cosmogonies se basent toutes sur la même croyance d'un principe créateur, mais chaque nome voit dans son dieu tutélaire, le démiurge à l'origine de cette création. Ainsi les Héliopolitains voient en Rê le fondateur du monde, et les Hermopolitains Thot, etc.

Ainsi, Hérodote, qui ne croit qu'à ce qu'on pouvait lui confirmer en plusieurs endroit, conclu de la disparité des mythes qu'il entendit lors de son voyage en Égypte, qu'au sujet des dieux, les Égyptiens n'en savaient pas plus les uns que les autres[1].

La cohérence de ce système s'explique par le fait que pour les Égyptiens, chaque démiurge local n'est qu'une manifestation d'une même puissance divine sous une multitude de formes. C'est ainsi qu'on définit parfois la religion égyptienne comme « un monothéisme dans un polythéisme » ou un monothéisme polymorphique. À l'époque amarnienne, le pharaon Akhénaton voulut concrétiser la fusion de ce syncrétisme dans un dieu universel, Aton. Cette philosophie fut cependant aussi éphémère que son précepteur.

La cosmogonie la plus répandue est celle d'Héliopolis qui a pour créateur un démiurge solaire (Rê sous l'une des ses formes) et donne une généalogie divine descendant jusqu'au dieu pharaonique Horus.


mythe osirien

Pour les anciens égyptiens, l'univers n'était au commencement qu'un grand océan primordial nommé le Noun. C'est de Noun que naquit Atoum, le soleil. Atoum engendra Chou (le dieu du souffle) et Tefnout (le dieu de l'humidité). Chou sépara le ciel de la terre. Ainsi naquirent Nout (la déesse du ciel) et Geb (le dieu de la terre). De l'union de Nout et Geb naquirent deux fils Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephthys.

Geb offrit le pouvoir sur terre à Osiris qui fut le premier des pharaons. Il régna au côté de sa sœur et épouse Isis. Son règne empreint de bonté, de justice et de sagesse rendit Seth fou de jalousie. Il complota contre son frère. Il invita son frère à un grand banquet. Seth proposa alors que chacun des convives se couche dans un magnifique coffre. Celui qui serait aux mesures du coffre le gagnerait. Osiris se couche alors dans le coffre : il est à ses dimensions (piège de Seth) ! Les convives se jettent tous sur le coffre et y enferment Osiris. Seth le jette dans le Nil. Grâce à l'aide de Nephthys, Isis la magicienne réussit à retrouver le corps de son mari et à le cacher dans un marais. Seth l'apprend et, furieux, arrive à retrouver le corps, et le déchire en quatorze morceaux. Avec l'aide de sa sœur Nephthys et d'Anubis, Isis retrouve les morceaux éparpillés dans toute l'Égypte, sauf un (son sexe), mangé par un poisson. Ils reconstituent alors Osiris le temps d'une union d'où naquit Horus (le dieu des pharaons). Horus vainquit Seth en duel et régna sur l'Égypte. Osiris, lui, devint le roi du royaume des morts.


Mythe de la mort

Chez les égyptiens de l'antiquité, les cérémonies et croyances liées à la mort représentaient une part importante de leur vie. Les préoccupations liées à la mort au cours de l'Égypte Antique étaient d'ordre religieuses et constituaient une étape importante de la vie du pharaon, frère des dieux, qui devait après son décès vivre auprès des dieux un repos éternel. Les égyptiens considéraient qu'après le décès, l'âme du défunt pouvait renaître et accéder au « royaume des morts » et au repos éternel.

Le mythe de la mort peut être décomposé en deux parties :

* la première étape qui est le voyage du défunt vers l'au-delà avec la cérémonie de l'embaumement ;
* la seconde étape qui correspond au jugement du défunt par le dieu Osiris lorsqu'il atteint l'au-delà afin de peut-être accéder au repos éternel.


Voyage ver l'au-dela et embaumement

Dans la mythologie égyptienne, le corps est divisé en plusieurs entités dont le djet, qui correspond au corps, et le ka, qui correspond au double spirituel accompagnant le corps depuis la naissance de l'individu jusqu'à son décès. Pour que le défunt puisse accéder au royaume de l'au-delà par l'intermédiaire de son ka, l'embaumement du djet est nécessaire. En effet, si le corps n'est pas embaumé, le djet devient le khat après la mort et ne peut accéder au repos éternel. Le rite de l'embaumement fut créé par Isis lorsqu'elle embauma son époux Osiris afin de lui redonner vie. Ce rite symbolise donc la renaissance du défunt et l'accès au « royaume des morts » et au repos éternel. Les statues et offrandes présentes aux côtés du défunt dans son sarcophage permettent de l'accompagner dans son chemin vers le jugement de l'âme.

Ce chemin vers l'au-delà est pris en compte dans l'architecture des pyramides. En effet, au sein des pyramides, les couloirs s'élevant vers les sommets de la pyramide et le ciel depuis la chambre funéraire du défunt, semblent être des passages permettant à l'âme de s'élever et d'atteindre le « royaume des morts ». Le Livre des morts, placé aux côtés du défunt, avait pour but de le guider vers le « royaume des morts » et de le préparer au jugement de l'âme à l'aide de recueils et de sortilèges.

Jugement de l'âme

La pesée de l'âme consiste à mettre le cœur du défunt sur une balance et de l'autre côté une plume (représentant la déesse Maât) ; si le cœur est plus léger (ce qui signifie que le cœur n'est pas entaché de péchés), le défunt peut rejoindre le royaume des morts. Sinon, il se fera dévorer par un monstre (la plupart du temps symbolisé par la déesse Taouret ou par Ammout qui a une tête de crocodile, un corps de lion et un arrière-train d'hippopotame.) et son âme sera perdue à tout jamais. Osiris ne devint dieu du royaume des morts qu'après avoir passé avec succès l'épreuve de la pesée de l'âme. Les défunts voulaient donc s'identifier à Osiris pour atteindre le royaume des morts et reposer en paix


Mythe du cycle du jour

Le mythe décrit le combat que mène Rê chaque nuit contre les « forces du chaos » représenté par le serpent Apophis afin de permettre la réapparition du soleil chaque matin sur le « monde d'en haut ».

Rê étant considéré comme le dieu du soleil, entre autres, lorsque le soleil disparaissait chaque soir à l'horizon, le dieu Rê changeait de moyen de transport pour adopter une barque sacrée et traverser le Nil souterrain. Au cours de ce périple, Rê traversait les douze portes correspondant aux douze heures de la nuit (de 5h du soir à 5h du matin) dans le monde souterrain, la douat, et devait déjouer les pièges des forces du chaos tentant de renverser à tous moments la barque du dieu du soleil. Il est aidé en cela par le dieu Seth qui, se tenant à la proue de la barque solaire, lance ses traits sur Apophis. Ce périple avait pour but la renaissance du dieu Rê chaque matin ramenant ainsi la lumière aux habitants du « monde d'en haut ». Cette renaissance de Rê, représentée par le lever du soleil, était considérée également comme la renaissance du monde et le signe que le dieu Rê avait triomphé des forces du chaos durant son périple.

On retrouve également la notion des douze portes au sein des pyramides d'Égypte dont le couloir menant au sarcophage est constitué de douze encadrements de porte, correspondant à chacune des heures de la nuit.

Ce combat entre le dieu Rê et Apophis, chaque nuit, dès le coucher du soleil, et conduisant à un nouveau lever de soleil, chaque matin, constitue donc le mythe du cycle du jour dans la mythologie égyptienne.


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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Dim 10 Aoû - 16:05

La mythologie étrusque


Tite-Live nous a laissé le témoignage de la profonde religiosité du peuple étrusque : « La nation la plus religieuse qui soit », en disait-il. En effet, il n'est rien qui ne fût religieux dans leur culture, en dépit de l'amour pour la vie qu'ils manifestaient, jusque sur les peintures de leurs tombes.

La mythologie étrusque est née de la révélation faite aux hommes par la nymphe Bégoé, ou Végoia, et le génie Tagès. La première était liée à la fertilité et les rituels (consignés dans un traité) dépendaient de celle-ci. Le second passait pour être un enfant chauve, enfant-vieillard, sorti d'un sillon de la terre. Cette révélation passe, aux dires des anciens, avoir été consigné dans le corpus des livres sacrés, sous le nom de Disciplina etrusca. Ce thème de la révélation d'un "livre saint" ou d'une doctrine secrète par un être surnaturel n'est pas rare et est attesté en Égypte et en Mésopotamie, en Inde et au Tibet. Ce fait devint même populaire à l'époque hellénistique et le scénario du puer aeternus qu'est Tagès rappelle l'hermétisme. Cicéron précise que les Grecs l'assimilaient à Hermès Chtonien (Hermès Trismégiste).

Disciplina etrusca

Les Anciens nommaient ainsi l'ensemble de plusieurs livres, consistant en différents traités religieux, dont aucun texte original en langue étrusque ne nous est parvenu. Nous n'en avons connaissance qu'à travers les auteurs latins, et nous n'en savons que ce qu'ils en ont dit, ce qui nous permet toutefois d'avoir la certitude qu'ils aient existé.

Les deux premiers traitent de l'art de la divination, tant à travers l'examen des viscères des animaux sacrifiés que des foudres. Le troisième concernait la règle des cultes pour la fondation des villes et la consécration des sanctuaires, le quatrième du monde d'outre-tombe, et le dernier du destin et des limites de la vie.

* le traité des Foudres; Libri fulgurales

attribué à Vegoia, dont on a connaissance par Sénèque et Pline. La doctrine des foudres exposait la signification des coups de tonnerre pour chaque jour de l'année. Une foudre tirait en outre sa signification selon la portion du ciel d'où elle provenait et où elle tombait. Le ciel, divisé en seize sections constituait donc un langage, virtuel, lui même constitué par les phénomènes météorologiques qui s'y produisaient. Onze types de foudres étaient répertoriés, maniés par différents dieux. Aussi le message était-il à chaque fois différent et il incombait aux spécialistes qu'étaient les haruspices de les interpréter. On peut y voir des analogies avec la doctrine chaldéenne et y percevoir une influence des Meteorologica du pseudo-Aristote. Le schéma fondamental est cependant archaïque et repose sur le binôme macrocosme/microcosme.

* le traité du rite; Libri rituales, auquel est rattaché le traité de l'Au-delà ;

* le traité de l'Au-delà; Libri Acheruntici

attribué à Tagès, ce traité, pour les quelques fragments que l'on en possède, ne permet guère le rapprochement avec le Livre des Morts égyptien. D'après Arnobe (Adversus Nationes, II, 62), auteur chrétien du IV° siècle, "dans ses Libri Acherontici, L'Étrurie promet que, par le sang de certains animaux offert à certaines divinités, les âmes deviendront divines et échapperont à la condition mortelle". Selon une information rapportée par Servius (ad Aeneidas, livre III, 168), à la suite de certains sacrifices les âmes se transforment en dieux qu'on désigne comme animales pour rappeler leur origine. La "divinisation des âmes" nous apparaît ainsi attestée, donnant une dimension eschatologique à la religion des Étrusques. Si l'essentiel de leur pensée religieuse nous échappe, on peut cependant en déduire certains éléments : s'agissant d'une déification de l'âme à la suite de rituels sanglants, cela renvoie soit à un rituel très archaïque et bien antérieur à la civilisation étrusque, soit, ce qui est beaucoup plus probable, à un sacrifice-sacrement comparable à l'initiation dans les Mystères de Mithra.

* le traité des Haruspices; Libri haruspicini

Attribué à Tagès et complété par les Libri fatali. La théorie des Haruspices ou Haruspucine, ou Haruspicie selon d'autres, soit la lecture des entrailles des victimes sacrifiées, présuppose la correspondance entre trois niveaux différents : le divin, le cosmique et l'humain. Chaque portion de l'organe examiné indique une décision divine prédisant un évènement historique imminent. Il existe un modèle de foie de mouton en bronze, découvert à Plaisance en 1977, servant de maquette comportant les noms d'une quarantaine de dieux et datant du III° ou II° siècle av. J.-C. et représentant la structure du monde et la distribution du panthéon.

* Libri fatali

Selon ces "Livres du Destin", une vie humaine se déroule en douze temps. Après le douzième, les hommes, selon Varron, "sortent de leur esprit" et ne reçoivent plus aucun signe des dieux. De même les peuples et les nations ont un terme fixé par le Cosmos. Il s'agit là d'une conception très ancienne que cette croyance en un déterminisme cosmique autant qu'existentiel, que l'on retrouve dans de nombreuses sociétés traditionnelles.

Le règne de l'Au-de-là

Les Enfers étrusques sont originaux, car bien qu'étant définis au départ comme un lieu terrible gardé par des monstres, on trouve au IVe siècle des tombeaux ornés de scènes joyeuses tels que des banquets, des danses ou des parties de chasse. Ces enfers communiquaient avec le monde des vivants grâce au mundus (trou). Il n'est cependant pas simple de reconstituer les croyances sur l'existence d'outre-tombe. Les inscriptions funéraires indiquent seulement la parenté maternelle du défunt, et la mère semble avoir été considérée moins comme une personnalité individuelle que comme un membre de référence de sa lignée.

Les fresques des tombes étrusques représentent les Enfers d'une manière très différente de celle des grecs, même si les étrusques s'inspirent de l'art grec pour les représenter. Le défunt y arrive à cheval, est accueilli par un groupe de personnages qui sont probablement ses ancêtres, un banquet l'attend, festin présidé par la version étrusque de Hadès et Perséphone. Toute une variété de démons sont présents, qui ne sont pas d'origine grecque. Leur chef, Charun, de son nom grec Charon, est une création originale de la mythologie étrusque. Mais son rôle semble se limiter à l'accueil de l'âme, il fait en quelque sorte figure d'huissier, puisqu'à en juger d'après les scènes des fresques, le défunt semble connaître une existence post mortem toute de plaisirs.

Le pantheon etrusque :

Les douze dieux principaux, rapidement identifiés avec les douze dieux de l'Olympe hellénique, constituaient le second rang de la hiérarchie céleste dans les croyances religieuses des Étrusques.

Le premier rang en effet était occupé par des divinités mystérieuses, impénétrables, dont on ne connaît ni le nom ni le nombre, dont il n'existe nulle représentation. On les désignait par des termes vagues, généraux, de « dieux voilés » (dii involuti).

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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Dim 10 Aoû - 16:11

Mythologie finnoise


La mythologie finlandaise a beaucoup de points communs avec la mythologie estonienne mais a aussi emprunté des éléments à la mythologie scandinave et laponne. Des poèmes de cette mythologie, transmis de façon orale étaient encore bien connus en Finlande au XVIIIe siècle. La mythologie finlandaise se rapporte à l'« espace finlandais » ou finnois c'est-à-dire au populations de langue finnoise comprenant principalement aujourd'hui la Finlande et la Carélie.

Cosmogonie

Le monde aurait été crée par l'explosion d'un œuf d'oiseau. Le ciel est constitué par le haut de la coquille de cet œuf et est soutenu par une colonne joignant la terre à l'étoile polaire. Le mouvement des étoiles est expliqué par la rotation du ciel et de la colonne. Cette rotation crée un immense tourbillon au niveau du sol. Ce tourbillon représente l'accès au monde des morts, Tuonela.

La terre est considérée comme plate et circulaire. Aux limites de la terre se trouve Lintukoto (« la maison des oiseaux »). Cette région est censée être une région chaude où les oiseaux vont passer l'hiver. Les oiseaux sont très importants dans la mythologie finlandaise puisque ils apportent l'âme des humains au moment de la naissance et l'emportent au moment de la mort. Dans certaines régions, il était de coutume de porter une amulette en forme d'oiseau pour se protéger de la perte de son âme dans les rêves.

Tuonela

Tous les morts allaient à Tuonela, il n'y a pas de distinctions entre les « bons » et les « mauvais ». Tuonela est en quelque sorte une ville sombre et sans vie où les morts dorment pour l'éternité. Certains shamans étaient censés pouvoir voyager jusqu'à Tuonela lorsqu'ils tombaient en transe. Ainsi ils pouvaient communiquer avec les morts. Pour arriver dans ce monde, les âmes des défunts devaient traverser une rivière sombre.

Dieux et héros

* Ahti (ou Ahto), dieu de la pêche
* Ajattara (ou Ajatar), un esprit maléfique des forêts.
* Akka ("vielle femme"), déesse
* Äkräs, dieu de la fertilité et des plantes
* Antero Vipunen, géant associé à la magie
* Hiisi
* Ihtirieko, protecteur des enfants illégitimes privés de vie
* Iku-Turso, monstre marin maléfique
* Ilmarinen
* Ilmatar, esprit féminin de l'air
* Jumala
* Kalevanpoika
* Kave, à l'origine dieu du ciel puis associé au cycle lunaire. Père de Väinämöinen
* Kotitonttu, dieu du foyer.
* Kullervo
* Lemminkäinen
* Lempo, esprit bouilleur de sang officiant en Horna aux côtés de Turja
* Lalli
* Louhi
* Loviatar
* Luonnotar, esprit de la nature.
* Menninkäinen, esprit bienfaisant, gnome
* Mielikki, femme de Tapio, déesse de la forêt.
* Nyyrikki, dieu de la chasse, fils de Tapio
* Näkki
* Otso, esprit de l'ours
* Paara, génie de la banque
* Pekko (ou Pellon Pekko), dieu des récoltes et en particulier de l'orge.
* Perkele, équivalent du Diable. Il était à l'origine associé au tonnerre et il peut donc être vu comme l'ancêtre d'Ukko Ylijumala
* Pellervo (ou Sampsa Pellervoinen), dieu des moissons
* Pihatonttu
* Piru
* Päivätär déesse du jour
* Rahko, dieu carélien du temps
* Rajapiru, « gardien crieur des frontières »
* Rauni, « petite mère de la terre » et femme d'Ukko Ylijumala
* Ronkoteus, dieu du seigle
* Surma, personnification d'une mort violente
* Saunatonttu
* Tapio, dieu de la forêt
* Tellervo, déesse de la forêt, fille de Tapio et Mielikki
* Tonttu
* Tuonetar
* Tuoni, personnification de la mort
* Turja, esprit bouilleur de sang officiant en Horna aux côtés de Lempo
* Tursas, dieu de la guerre, équivalent de Tyr dans la mythologie scandinave
* Tuulikki, fille de Tapio et de Mielikki, déesse des animaux
* Ukko Ylijumala
* Vellamo, femme de Ahti, déesse de la mer, des lacs, de la tempête
* Vedenemo,(« mère des eaux ») déesse carélienne de l'eau.
* Väinämöinen
* Virankannos, esprit de l'avoine

Lieux

* Kyöpelinvuori (Raatikko); là où les femmes qui meurent vierges vont
* Tuonela; (aussi Manala, Pohjola) monde des morts
* Kalevala
* Pohjola
* Aarnivalkea, une flamme éternelle marquant l'emplacement d'un trésor enterré


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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Dim 10 Aoû - 16:20

La mythologie germanique


La mythologie germanique est une version remaniée de diverses mythologies plus anciennes des peuples germaniques. Comme la mythologie nordique est la mieux connue de ces mythologies, les deux termes sont souvent utilisés de façon interchangeable.
Les légendes sont identiques, à quelques variantes régionales près, même si les noms des dieux sont légèrement différents, leurs fonctions, leurs attributs et les mythes qui leur sont associés sont identiques.

De même, la pratique du culte germanique et celle du culte nordique étaient voisines. Les différences proviennent des durées pendant lesquelles ces mythologies furent décrites ainsi qu'aux migrations des peuples germaniques.

Il existe toutefois des différences :

* En Scandinavie, Frigg et Freyja étaient deux déesses distinctes mais clairement liées alors qu'elles semblent ne faire qu'une dans la mythologie germanique. Dans la mythologie nordique, il y a toutefois certains vestiges d'une époque où ces deux déesses aussi ne faisaient qu'une.
* Dans la mythologie anglo-saxonne, on trouve la déesse Eostre qui n'apparait pas dans la mythologie nordique.
* Au fil des siècles Tuisto/Tiwaz/Týr a perdu de l'importance au profit de Wotan/Odinn. À l'époque viking, Tyr n'est plus connu que pour un de ses actes permettant de préserver l'ordre du monde.

La déesse de la fécondité/fertilité Nerthus n'apparaît plus chez les vikings, à la place on trouve son équivalent masculin Njord.

Distinction ou collusion ?

Quoique cette collusion amène l'idée qu'il vaudrait mieux oublier le terme de la mythologie germanique et utiliser la mythologie nordique, les études récentes effectuées sur le sol de la Germanie antique, telles que des cultures archéologiques portant sur les peuples germaniques, montrent que le culte prend des formes séparées : il y a donc controverse entre l'historiographie qui préfère l'emploi du terme "scandinave" ou "nordique" par purisme et les thématiques développées dans les liens internes donnés plus bas.

Plus précisément, cette distinction porte le nom de mythologie germanique continentale, et s'applique en particulier pour les Germains "occidentaux".
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MessageSujet: Re: Toutes les mythologies du monde   Dim 10 Aoû - 16:26

Mythologie guarani


La mythologie Guaraní fait référence aux croyances du peuple Guaraní localisé dans la zone amazonienne de l'Amérique du Sud, et plus spécialement les peuples originaires du Paraguay et des régions entourant l'Argentine, le Brésil, et la Bolivie.

Vue d'ensemble

Il n'existe aucune trace écrite des anciens mythes et des légendes associés au peuple Guaraní. La langue Guaraní ne fut transposée sous forme écrite qu'avec l'arrivée des Jésuites qui développèrent une graphie et une grammaire propre. Avant cela, la totalité de leurs croyances religieuses n'était donc transmise que par voie orale. Ceci explique pourquoi les récits sur les dieux, et les mythes et légendes associés, peuvent varier d'une région à une autre. Les différences régionales peuvent être tellement importantes qu'elles attribuent parfois un rôle différent à une même divinité.

Bien qu'un grand nombre de peuples d'origine Guaraní se soit intégré à la société moderne et que leurs croyances aient été altérées ou remplacées par le christianisme (dû en grande partie au travail d'évangélisation des missionnaires jésuites du XVIe siècle), plusieurs de leurs croyances profondes sont toujours en vigueur dans les zones rurales de la région Guaraní. Les mythes et légendes peuvent ainsi se perpétuer à notre époque.

Mythes fondateurs

Contrairement à ce que l'on pensait, le peuple guaraní n'était pas monothéiste. Aussi, bien que Tupá fut une divinité de premier ordre, il existait d'autres dieux suprêmes qui créèrent la "Terre sans Mal" et qui sont à l'origine des autres dieux. Les missionnaires jésuites tireront avantage de la place centrale de Tupá en l'identifiant au dieu chrétien pour détourner le sens initial du grand mythe fondateur.

Théogonie et cosmogonie guaraní

Les guaranís croyaient qu'à l'origine des temps était le chaos, formé de la nébuleuse primitive (Tatachina) et des vents originels. Ñamandú, aussi appelé Ñanderuvusú, Ñanderuguasu ("notre grand-père") ou Ñanderu pa-patenonde ("notre premier ancien grand-père") se créa lui-même à partir du chaos.

Le processus d'autocréation de Ñamandú se divise en étapes, à la manière d'une plante : il se basa sur ses racines (les divines plantes des pieds), étendit ses branches (des bras avec des mains bourgeonnantes de doigts et d'ongles), construisit sa cime (un diadème de fleurs et de plumes Yeguaka) et se dressa comme un arbre. Une fois sa création achevée, le cœur de Ñamandú commença à rayonner, ce qui élimina les ténèbres primitives. Il décida ensuite de créer la Parole Créative (Ayvú) qui sera par la suite confiées aux humains pour permettre le développement du langage.

Il termina la création de son corps en générant les autres dieux principaux qui l'aideront à accomplir sa lourde tache : Ñanderu py'a guasu (le père des mots, littéralement "Notre père au grand cœur"), Karaí (le maître des flammes et du feu solaire), Yakairá ou Yaraira (le maître de la brume, du brouillard et de la fumée de pipe que respire les chamans) et Tupã (le maître des eaux, des pluies et du tonnerre). Il leur fut accordé la conscience de leur propre divinité et l'essence sacrée de l'Ayvú.

Les quatre compagnons procédèrent alors à la création de la première Terre. Ñamandú croisa deux bâtons indestructibles et posa la Terre dessus. Afin de s'assurer que les vents originels ne l'emporteraient pas, il l'attacha à l'aide de cinq palmes sacrées : une au centre et les quatre autres à chaque extrémités. Une en direction de la demeure de Karaí (vers l'ouest), la seconde en direction de l'origine des vents nouveaux (au nord), la troisième vers la demeure de Tupã (à l'est) et la quatrième en direction de l'origine de l'espace-temps primitif (au sud). Le firmament repose sur ces colonnes.

A côté de cette terre, nommée Yvy Tenonde (la Terre Originelle), il créa la mer, puis le jour et la nuit. Ils commencèrent à la peupler d'animaux et à créer les premières plantes. Les hommes apparurent par la suite et cohabitèrent avec les dieux. Les hommes, les animaux et les plantes qui habitent ce monde ne sont qu'un simple reflet de ceux créés à l'origine par Ñamandú.

Le cycle des deux frères

Ñamandú rencontra Ñanderu Mba'ekuá ("notre père savant") et lui proposa y de partir en quête d'une femme. Pour cela, ils construisirent un récipient de glaise et le recouvrèrent. Quand ils le rouvrirent, Ñandesy ("notre mère") en ressortit.

Ñandesy fit l'amour avec les deux dieux et engendra un fils de chacun. Quand Ñamandú eu vent de l'adultère de sa femme, il récupéra ses affaires et se retira dans sa demeure céleste. Abandonnée, Ñandesy partit à la recherche de son mari mais elle se perdit en chemin et fut dévorée par des jaguars avant d'avoir pu accoucher. Néanmoins, étant d'origine divine, les enfants survécurent et furent nourris par la grand-mère des jaguars. Les jumeaux se prénommaient Ñanderyke'y (le grand frère), fils de Ñamandú; et Tyvra'i (le petit frère), fils de Ñanderu Mba'ekuá.

Après une succession d'aventures et de mésaventures, les problèmes continuèrent avec Añá (l'oncle mais néanmoins ennemi des jumeaux) qui tenta de leur rendre la vie impossible. Les deux frères réussirent à se mettre à l’abri en rejoignant la demeure éternelle de Ñamandú. Ils y retrouvèrent également leur mère qui avait été ressuscitée par son époux. Une fois là-bas, Ñamandú leur accorda des pouvoirs divins et attribua le contrôle du Jour à Ñanderyke'y, qui changea alors de nom pour Ñanderu Kuarahy (“notre père le Soleil”), et celui de la nuit à Tyvra'i, qu'on appela alors Ñanderu Jasy (“notre père la Lune”).

Le cycle du Déluge

Destruction de la première Terre et création de la seconde Terre

Sur Yvy Tenonde, la première Terre, les hommes vivaient aux côtés des dieux. Ils ne manquaient de rien et ils ne tombaient jamais malades. Cependant, l'un d'eux, nommé Jeupié, transgressa le plus grand des tabous : l'inceste, en couchant avec la sœur de son père. Les dieux punirent cet acte par un déluge (Mba'e-megua guasu) qui détruisit la première Terre et ils partirent vivre dans les cieux.

Ñamandú décida alors de créer une deuxième Terre, imparfaite, et sollicita l'aide de Jakairá qui répandit la brume vivifiante sur la nouvelle terre. Les survivants du déluge s'installèrent alors sur cette nouvelle Terre où régnaient la maladie, les douleurs et les souffrances. Les hommes de cette nouvelle Terre, appelée Yvy Pyahu, cherchèrent dés lors à retourner vers la première Terre, la "Terre sans Mal".

La troisième Terre

Les mythes guaraní transmis par la tradition orale parlent d'une troisième reconstruction qui donnerait jour à une Terre sans imperfection. Malgré tout, bien qu'ils attendent l'arrivée de cette nouvelle Terre, les hommes peuvent avoir accès à Yvymara'e&ytilde;, dés lors qu'ils observent un comportement irréprochable vis à vis de la communauté. Ni les punitions, ni la malchance ou les épreuves n’existeront sur cette Terre mythique.

Mythe Guaraní de la Création

Tupã est la première figure qui apparaît dans la plupart des légendes Guaraní lors de la création du monde. Il s'agit du dieu suprême de toute création. Avec l'aide de la déesse lunaire, Arasy, Tupã descendit sur Terre sur une colline de la région d'Aregúa, au Paraguay, d'où il créa tout ce que l'on peut trouver à la surface de la Terre : océans, forêts, animaux... Il est dit également que les étoiles furent créées à cet instant.

Tupã donna ensuite naissance à l'humanité dans une cérémonie élaborée, où il façonna deux statues de glaise d'un homme et d'une femme, à partir de plusieurs éléments de la Nature. Après avoir insufflé la vie dans ces formes humaine, il les laissa en compagnie des esprits du Bien et du Mal. Selon la plupart des mythes Guaraní, le peuple Guaraní était le premier peuple à prendre vie, dont descendent ensuite toutes les autres civilisations.

La création de l'homme n'apparaît sous cette forme qu'à partir de l'évangélisation des jésuites qui « fusionèrent » les diverses histoires et légendes de héros mythiques guaraní. Tout correspondait alors à la Genèse du point de vue de l'anthropogenèse.

Humanité primitive

Les premiers humains à avoir été créés par Tupã était Rupave et Sypave, dont les noms signifient Père et Mère du peuple. Le couple eut trois fils et un grand nombre de filles. Le premier fils s'appelait Tumé Arandú, et était considéré comme l'homme le plus sage et comme le grand prophète du peuple Guaraní. Le second, Marangatú, était un commandant bienveillant et généreux, et fut le père de Kerana, la mère des 7 monstres légendaires du mythe Guaraní. Leur troisième fils, Japeusá, fut considéré dés sa naissance comme un menteur, un voleur et un escroc, qui n'agissait qu'à l'insu des gens pour en tirer avantage. Il finit par se suicider, en se noyant, mais ressuscita sous la forme d'un crabe, et depuis ce jour, tous les crabes sont condamnés à marcher à l'envers tout comme Japeusá.

Parmi les filles de Rupave et Supave, on trouve Porâsý qui se sacrifia courageusement pour débarrasser le monde de l'un des sept monstres légendaires en réduisant ses pouvoirs (et donc le pouvoir du Mal).

On considère que plusieurs des premiers humains ont effectué leur ascension à leur mort et devinrent ainsi des divinités mineures.

Les sept monstres légendaires

Keranan, la magnifique fille de Marangatú, fut capturée par la personnification ou l'esprit du mal appelé Tau. Ensemble, ils eurent sept fils qui furent maudits par la déesse Arasy. Celle-ci les rendit tous monstrueux sauf un. Les sept sont des personnages de proue de la mythologie Guaraní, et pendant que des dieux mineurs ou mêmes les premiers hommes sont oubliés, ces sept-là restent vivaces dans la mémoire collective. Dans certaines zones rurales, ils sont encore vénérés.

Les sept enfants de Tau et Kerana sont, par ordre de naissance :

* Teju Jagua, le dieu des cavernes et des fruits ;
* Mbói Tu'i, le dieu des cours d'eau et des créatures aquatiques
* Moñái, le dieu des champs. Il fut vaincu par le sacrifice de Porâsý ;
* Jasy Jaterei, le dieu de la sieste, le seul à ne pas ressembler à un monstre ;
* Kurupi, le dieu de la sexualité et de la fertilité ;
* Ao Ao, le dieu des collines et des montagnes ;
* Luison, le dieu de la mort .

Autres dieux et personnages importants

* Angatupry, l'esprit du Bien, l'opposé de Tau ;
* Pytajovái, le dieu de la guerre ;
* Pombero, l'esprit de la malice ;
* Caá Porá, fantasme féminin étrange et changeant de la jungle ;
* Caá Yarí, maitresse du maté, déesse des cheveux argentés et qui récompense les hommes en leur offrant l'herbe du maté ;
* Abaangui, le dieu à qui l'on attribue la création de la Lune ;
* Jurupari, un dieu qui ne peut être vénéré que par les hommes. Son culte n'est présent que dans des tribus isolées du Brésil ;
* Yande Yari, « la grand mère », l'esprit de la rivière Parapetí en Bolivie.
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